Sur son second album Souad Massi a réalisé quelques uns de ses rêves, en juxtaposant le rythme de tablas à des mélodies arabo-andalouses ou en parsemant ses murmures poignants de traînées de violoncelles ou d’étincelles de violons. Ces sons soyeux s’accommodent fort bien de son univers intimiste. A une ou deux occasions, des arrangements un peu trop sucrés lui font quitter ce tutoiement fragile et nous égare dans un monde aux couleurs un peu trop pastel. Mais le plus souvent sa voix claire et profonde se fraye un chemin sans détour vers les blessures de l’âme pour y déposer un souffle réconfortant.