Tout ou presque est dit dans l’intitulé de ce nouvel album de Mamani Kouyaté. Car, a-t-on vraiment besoin de savoir que cette femme est née en 1962 à Bamako (Mali), qu’elle a commencé à chanter à tout juste 10 ans, que c’est une femme griot, qu’elle a connu son premier succès en 1978 avec le Bamako Ballet National du Mali, qu’en 1988 le Président sénégalais Abdou Diouf lui a demandé de se produire à Dakar au concert de l’Unesco, qu’elle a participé aux côtés de Hank Jones et J-P Rykiel à l’enregistrement de Sarala, l’album culte de Cheik Tidiane Seck ou qu’elle convie, sur le traditionnel Djoula Bana, un rappeur non crédité, pour savourer les huit plages de cet opus ? Plus que tout son background, c’est la puissance de cette Voix d’Or et la passion qu’elle véhicule qui font mouche.