Les traditions spectaculaires de sorties de masques et de tambours sont toujours très vivaces en Afrique. Dans le cadre du Festival de l’Imaginaire, la Maison des Cultures du Monde présente une sortie de masques des célèbres Dogon, au Mali. Le musée du quai Branly invite quant à lui les Maîtres tambours du Burundi.
Stória, Stória
Stória, Stória (l’équivalent sur les îles du Cap-Vert de notre « Il était une fois »…) pourrait marquer le début d’une histoire. Dans le cas de Mayra Andrade, tout a commencé il y a trois ans avec Navega, un premier opus qui renouvelait la galerie de portraits de cet archipel d’îles à l’Ouest des côtes africaines, en imposant un nouveau visage (et quel visage !) ainsi qu’une voix que l’on n’a pas pu oublier depuis. Il est donc deux fois pour cette chanteuse née à Cuba.
De l’île castriste au Cap-Vert en passant par le Sénégal, l’Angola, l’Allemagne et la France où elle vit désormais, Mayra Andrade n’a cessé de voyager. Enregistré par Alê Siqueira (Marisa Monte, Tom Zé, Tribalistas) en France, au Brésil et à Cuba, Stória, Stória voit défiler de nombreux musiciens dont trois de ses fidèles collaborateurs (le multi-instrumentiste capverdien Kim Alves, le bassiste camerounais Etienne Mbappé et le percussionniste brésilien Ze Luis Nascimento), ainsi que quelques nouveaux-venus dans sa cosmophonie (le joueur de kora Djeli Moussa Diawara, le trompettiste Nicolas Genest, le percussionniste Marcos Suzano, le pianiste Andre Mehmari…).
Dans ce foisonnement créatif, Mayra Andrade ne se disperse pas. Beaucoup plus introspectif et intimiste que le précédent, Stória, Stória parle d’amour, que ce soit sur le titre éponyme écrit et composé par la chanteuse – qui signe ici une poignée de chansons – ou sur Mon Carrousel, seule chanson en français. L’air de rien, cette jeune fille qui n’a pas encore 25 ans, résout avec la délicatesse d’une fée l’un des principaux sujets de tension du monde d’aujourd’hui. En effet, Mayra Andrade arrive, dans un monde ouvert, à ne pas perdre pieds, à ne pas se noyer dans un océan d’influences, sans pour autant entretenir avec la tradition, un rapport rigoriste et austère. Un délicieux album que l’on aimerait qu’elle nous chante, nonchalamment assise sur le bord de notre lit… Stória, Stória.
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Commentaires
L'album est magnifique et complète bien le premier. Il est en effet plus intimiste que le précédent, mais son écoute est très plaisante, et nous entraine dans un univers "capverdien" rythmé et délicieusement cadencé ! Merci Mayra !
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