Sortie Cinéma : "Un monde sans femmes" de Guillaume Brac

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Cinéma - Actualité

Que serait le monde sans les femmes ? Nominé au Césars, le moyen métrage de Guillaume Brac subjugue par la singularité et l'originalité dont il fait preuve. Lire la chronique...

Sortie Cinema   'Un monde sans femmes' de Guillaume Brac

La petite station balnéaire d’Ault ne connait ni les femmes, ni le tourisme. Un coin de paradis en bordure du littoral picard, où calme et sérénité sont les maîtres mots. C’est ici qu’une mère (Laure Calamy)  et sa fille (Constance Rousseau) ont décidé de venir passer quelques jours de vacance. En arrivant, elles font la connaissance de Sylvain (Vincent Macaigne), un homme solitaire et timide qui loue l’appartement dans lequel elles vont séjourner. Sous le charme, Sylvain ne peut s’empêcher d’être aux petits soins pour elles. Mais c’était sans compter la présence de Gilles (Laurent Papot), un dragueur invétéré bien décidé à ne pas repartir bredouille à la fin de la saison… Ô mais que serait le monde sans les femmes ? 

 

 

 

 

 


Bande annonce "Un monde sans femmes"

 

 

 

 

« Un monde sans femmes » est une ode à la fantaisie, à la liberté, à la rareté. Tout cela à la fois. Au départ, tourner un film en 16mm, à l’heure où le numérique devient un gage de qualité et d’économie budgétaire, est une gageure. Mais pour le cinéaste Guillaume Brac, la pellicule s’est avérée très vite indispensable pour retranscrire en image toute la mélancolie, la douceur et le romantisme du lieu et de ses acteurs. Dans un même souci de sincérité, ce sont les habitants du village qui interprètent - certes modestement - tous les seconds rôles.

Qu’il soit devant ou derrière le miroir, comme avec Au moins j’aurai laissé un beau cadavre, sa titanesque et sublime adaptation d’Hamlet de Shakespeare lors du dernier festival d’Avignon, Vincent Macaigne impressionne et captive. Un sourire esquissé au coin des lèvres ou le cœur balloté par la tendresse, l’acteur requiert toute notre attention à l’écran.
 

 

 

 

 

 

Vincent Macaigne

 

 

 

 

D’une durée de 58 minutes, Un monde sans femmes se fraie une voie inédite dans le paysage, parfois aseptisé, du cinéma français. Pourtant, l’engouement pour les films courts est en constante augmentation depuis quelques années. Par ce biais, ce moyen métrage sillonne les chemins de traverse de l’industrie et attrape au passage de nombreux lauriers. Pour preuve, cette œuvre a été consacrée a plusieurs reprises en 2011, notamment au festival du cinéma de Brive, au Coté Court Pantin ou encore lors du festival international du film d’Amiens. Prochaine étape ? Peut-être les Césars, le 24 février, pour le Prix du meilleur court métrage. Déjà un beau palmarès pour un film aussi court …

 

 

 

Julien Bouisset

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