Les traditions spectaculaires de sorties de masques et de tambours sont toujours très vivaces en Afrique. Dans le cadre du Festival de l’Imaginaire, la Maison des Cultures du Monde présente une sortie de masques des célèbres Dogon, au Mali. Le musée du quai Branly invite quant à lui les Maîtres tambours du Burundi.
Le festival d’Avignon a un goût d'orange
The Love of the three oranges est une descente dans les abysses de l’amour impossible. Une pièce fondamentale du festival made in China ! Au collège de la Salle ...
Pour sa 21e édition, le festival d’Avignon est placé sous le signe de la Chine. Meng Jinghui, créateur du festival Off de Pékin, incarne la nouvelle vague de ces metteurs en scène et comédiens décomplexés face aux contraintes politiques et scéniques que le théâtre peut rencontrer quelquefois. L’homme a fait le choix, cette année, d’une programmation éclectique, dans laquelle sa propre pièce, The love of the three oranges, rencontre un franc succès. Une représentation contemporaine hors-norme, qui mêle musique, danse et théâtre dans une proposition esthétique bouleversante.
The love of the three oranges n’est pas l’histoire simple d’une passion, elle est une avancée ultime et viscérale dans les sillons d’une relation impossible. Celle qui s’encombre peu des différences physiques ou sociales et n’a jamais eu la prétention d’épargner personne. Entre espoirs, peines et fantasmes, cette pièce de théâtre permet de penser des choses que l’on se dit tout bas, quand la seule réalité qui importe, c’est d’être à deux.

Tout au long de la représentation, les acteurs sont à la fois acteurs, musiciens et danseurs. Cette triple casquette renforce ainsi la cohérence unique de la pièce, en tenant en haleine le spectateur, malgré les sous-titres en français projetés au dessus de la scène. Portée par Huang Xiangli, ce triptyque tout en profondeur atteint la dimension d’une fable épurée qui dépasse l’entendement.
Julien Bouisset
The love of the tree oranges est joué au collège de la salle (place Pasteur), dès 19h
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