Les traditions spectaculaires de sorties de masques et de tambours sont toujours très vivaces en Afrique. Dans le cadre du Festival de l’Imaginaire, la Maison des Cultures du Monde présente une sortie de masques des célèbres Dogon, au Mali. Le musée du quai Branly invite quant à lui les Maîtres tambours du Burundi.
Jungle By Night : "Nous avons grandi en écoutant Fela"
Ils représentent la première génération post-Fela : lorsqu’ils sont nés, le créateur de l’afro-beat était déjà en train de perdre sa bataille contre le sida. Rencontre avec l’un des très jeunes musiciens de ce groupe d’afro-beat, avant qu’il ne monte sur la scène du Womex et avant que leur premier album ne sorte en France …
Ils représentent la première génération post-Fela : lorsqu’ils sont nés, le créateur de l’afro-beat était déjà en train de perdre sa bataille contre le sida. Rencontre avec le clavier de ce groupe d’afro-beat, avant qu’il ne monte sur la scène du Womex et avant que leur premier album ne sorte en France …
Comment l’aventure Jungle By Night a-t-elle commencé ?
Pyke Pasman : Nous étions un groupes d’amis qui se fréquentaient à l’école, à Amsterdam. Nous avons commencé à jouer ensemble. Nous avions une passion commune pour le funk et l’afro-beat, ainsi que pour l’ethio-jazz. Nous passions notre temps à échanger des disques, en disant « Et celui-là, tu le connais ? ». Nous avons donné quelques concerts et l’aventure a démarré. Aujourd’hui, nous faisons notre propre musique mais nous sommes profondément influencés par tous ces styles.
On imagine plus volontiers des jeunes de votre âge se tourner vers le hip hop ou le rock …
Pyke Pasman : Notre amour de l’afro-beat vient notamment de notre éducation. Nos parents aiment écouter des musiques du monde entier, comme ceux de Fela. Nous avons passé notre enfance à écouter des disques très divers. Ceci dit, certains d’entre nous sont férus de hip hop. Mais, quand vous écoutez du hip hop, vous finissez par vous intéresser aux samples. Certains viennent de James Brown mais d’autres de Fela Kuti. Quand vous creusez, vous vous retrouvez en Afrique …
Quand avez-vous commencé à jouer ensemble ?
Pyke Pasman : Je crois que c’était il y a deux ans et demi. J’ai 21 ans aujourd’hui, j’avais donc 18 ou 19 ans à l’époque. Mais le plus jeune d’entre nous n’a encore que 17 ans …
Avez-vous rencontré certains des maîtres de l’afro-beat ?
Pyke Pasman : Oui. C’était très spécial. L’année dernière, nous avons organisé un festival à Amsterdam, la Felabration, et Seun Kuti est venu. Cette année, pour le même festival, Tony Allen est venu.
Quel effet cela fait de les rencontrer ?
Pyke Pasman : C’est étrange de rencontrer ces hommes dont on écoute la musique depuis si longtemps. Nous avons également rencontré Ebo Taylor et Mulatu Astatké. Ils sont toujours vivants, ils continuent de faire de la musique et cette musique est toujours aussi bien !
Qu’ont-ils pensé de votre propre musique ?
Pyke Pasman : Tony Allen a dit que c’était « l’évolution de l’afro-beat ». C’est très gentil. On ne prétend même pas jouer de l’afro-beat. On n’est pas assez bon pour mériter cet héritage. Mais, lui, il a aimé. Il a expliqué que l’afro-beat doit évoluer et que nous faisons partie de cette évolution …
Propos recueillis par François Mauger
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