Les profits que l'on tire du café bu au Nord se déversent-ils facilement vers le Sud ? L'association de commerce équitable Alter Eco aimerait répondre par l'affirmative. Elle diffusera sa vision d'un monde plus juste le 7 juin, au Cabaret Sauvage.
DJ Oil, électro carburant
C’est sur la route qu’Oil, ancien des Troublemakers, a imaginé les 11 titres de "Black Notes", son premier album solo. Rencontre avec un voyageur des musiques urbaines, de Marseille à Mexico ...
C’est sur la route qu’Oil, ancien des Troublemakers, a imaginé les 11 titres de Black Notes, son premier album solo. Rencontre avec un voyageur des musiques urbaines, de Marseille à Mexico, qui a su surmonter les déconvenues.
Une vie de producteur est rarement un long fleuve tranquille. Oil peut en témoigner. DJ depuis l’âge de 15 ans, il fut un temps l’un des célèbres Troublemakers, un des fauteurs de troubles qui, de déconvenues en déconvenues, sont passés en moins d’une décennie du statut de pionniers de la house française, signés successivement par le label chicagoan Guidance, puis par Blue Note, à celui de losers magnifiques. De sombres histoires de contrats mal ficelés ont noirci le tableau. De quoi vous déprimer un homme. « On nous a peut-être vus plus beaux que nous l'étions, s’interroge Oil dans son salon, à deux pas de la Gare St-Charles. Je suis heureux de concrétiser cette nouvelle aventure démarrée en 2005, de passer à autre chose, d’oublier ces dix années, même s'il y a eu de très bons moments musicaux. »
DJ Oil, Black Notes feat. Gift of Gab
Le Marseillais a pris son temps. Pas par fainéantise, mais plutôt par souci de perfection, pour aller au bout de son idée. « Avec Jeff Sharell et le soutien des Alliances Françaises, entre 2006 et 2009, nous avons tourné avec le projet Ashes to Machines en Afrique, en Amérique Centrale et au Moyen Orient, soit un total d’une quarantaine de pays visités. Nous avons rencontré beaucoup de musiciens, travaillant à chaque étape une semaine avec des artistes locaux avant de monter sur scène. Forcément, il en reste des traces ! », clame le producteur habitué aux longs courriers. Pour autant, son album n’est ni africain, ni latino et encore moins oriental. « C’est de la musique urbaine en 4/4 », lâche le producteur qui a mis une année à mixer sa dizaine de titres. « Le son est vintage et moderne à la fois, analogique sans l’être complètement. Je voulais qu’il soit ainsi. Je venais d’être papa et de fait, passais beaucoup de temps à la maison à travailler dans mon studio.»
Belle brochette d'invités
Annoncé un temps sous l’intitulé Mind your Step, l’album sera rebaptisé Black Notes. « C’était peut-être un peu prétentieux », explique-t-il. Au passage, l’album perdra deux titres : Froid sur lequel se posait la voix de Camille et On This Day enregistré avec la participation d’Aloe Blacc. « Encore des histoires de contrat, sourit aujourd’hui Oil. Aloe est venu vers moi il y a quatre ans. Le succès d’I Need a Dollar est arrivé ensuite et l’histoire n’était plus la même. Son management réclamait l’intégralité des droits. » Reste quand même une belle brochette d’invités, parmi lesquels le fidèle flûtiste Magic Malik, le rappeur Gift of Gab (Blackalicious), Reggie Simpson, un slameur de Chicago, Kwela, un MC de Johannesburg, et l’étonnant Sam Karpienia qui livre ici un chant en occitan, chamanique et exalté sur fond de puissants tambours. Le DJ désormais sans particule aurait aimé travailler avec Chill (Akhenaton) et Jo (Shuriken), « mais ça a été plus simple de rentrer en contact avec les Ricains que de croiser des Marseillais », lâche-t-il un peu désabusé. Ainsi va le monde, aujourd’hui. La prochaine fois, peut-être...
Squaaly
Et sur le web:
- Le myspace de DJ Oil
- Le soundcloud de DJ Oil
Continuez la lecture avec
-
C’est le grand retour de DJ Oil ! En attendant la sortie de son premier album, "Black Note", prévu pour février 2012,...
à lire aussi
Mondomix Aime
-
-
L’année dernière, 105 000 festivaliers se sont massés sur les pelouses de la Prairie des Filtres. Ce chiffre est peu croyable mais le record pourrait être battu en juin, tant la programmation 2013 est exceptionnelle. Placée sous le signe des « Antillas », elle rapproche les îles, les rives et les genres...
-
Derrière les portes sculptées des riads de Fès, se dessine l'Andalousie, célébrée par les poètes arabes et source infinie d'inspiration des musiciens. Les créations prennent racines dans les musiques sacrées et s'inscrivent dans la modernité, du 7 au 15 juin.
-
Après des éditions consacrées au Mali ou au Brésil, 6eme continent explore le rapport au monde de la ville de Lyon qui assume ses métissages et se réveille aux rythmes de la cumbia tropicale, du reggae algérien ou de l'electro sefarade. Une programmation éclectique noue des liens avec la richesse culturelle des communautés lyonnaises.
-
Si le parfum qui flotte sur le site du festival est principalement celui de la Roseraie qui l’accueille, les musiques qu’on y hume sont voyageuses. Cette année, Parfums de Musique collectionne de riches traditions européennes, fait un large détour vers Taïwan et accueille le projet de violons sans frontières de Mathias Duplessy.
-
Transgenre, transfuge et transie, la poésie trouve refuge chaque printemps sous la voute élancée des Bouffes du Nord. Une musique libre et libertaire l'y fait danser trois nuits de suite, du 28 au 30 mai.
-
Ont-ils un espion au sein de la rédaction ? Les programmateurs de ce festival parisien ont agrégé le meilleur de ce qui fait notre actualité : la nouvelle vague congolaise, l'éclatante électro sud-africaine, le cinéma des grands témoins, la solidarité avec tous les Maliens, l'observation réjouie dela créolisation galopante, la réflexion sur les conséquences d'une mondialisation sans fin... Du 17 mai au 2 juin, sur cinq salles, un état des lieux de nos obsessions africaines.
-
Depuis le départ de Bashung, Rachid Taha est certainement le plus grand rockeur français. Robert Plant, Mick Jones ou Justin Adams, son récent producteur, n’ont aucun doute à ce sujet. En France, Rachid Taha reste pourtant catalogué chanteur de world music. Conversation déliée et sans tabous autour de la sortie de Zoom, l’un de ses plus grands albums, et l’un des plus rock’n’roll.


Commentaires
Poster un nouveau commentaire