Les traditions spectaculaires de sorties de masques et de tambours sont toujours très vivaces en Afrique. Dans le cadre du Festival de l’Imaginaire, la Maison des Cultures du Monde présente une sortie de masques des célèbres Dogon, au Mali. Le musée du quai Branly invite quant à lui les Maîtres tambours du Burundi.
De la plume à l'écran, une autre image des Amérindiens
Guerriers brutaux ou shamans impassibles, l’imaginaire européen est peuplé d’Amérindiens stéréotypés. Un festival se bat aujourd’hui pour diffuser une autre image des peuples autochtones des Amériques. Son arme la plus efficace ? Tout simplement les films que les réalisateurs qui en descendent tournent eux-mêmes. Entretien avec la directrice de Longhouse Media, une association qui forme les cinéastes amérindiens de demain …
Dans le temps, à une époque que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître, les rares chaînes de télévision française diffusaient un western au moins une fois par semaine, à une heure de grande écoute. Aujourd’hui, visages pâles à la gâchette facile et acteurs peinturlurés, suant sous leur perruque bien que très légèrement vêtus, ont été relégués au fin fond de la TNT, sur des canaux que seuls les insomniaques chroniques atteignent. Mais le mal est fait. L’imaginaire européen est peuplé d’Amérindiens stéréotypés. Guerriers brutaux qui, comme dans la chanson d’Arthur H et de M, « kidnappent la nouvelle femme du shérif », shamans impassibles et incompréhensibles, autant de figures éloignées de la réalité, complexe et mouvante, des mondes amérindiens.

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