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Cinéma : "Je m'appelle Ki" de Dawid Leszek
N'est pas Ken Loach qui veut ! Le réalisateur polonais rate son portrait d'une femme enfant en proie à des difficultés matérielles. Notre chronique ...
Kinga, qu'on surnomme « Ki », est une jeune femme polonaise, belle et indépendante, qui gagne sa vie comme modèle de nu aux Beaux Arts. Elle est très entourée, prépare des projets artistiques et a beaucoup de succès avec les mecs. Seul souci : elle est fauchée et n'arrive pas à faire face aux responsabilités que lui impose son rôle de mère, ce qui lui posera problème auprès des services sociaux... Les propos de Leszek Dawid, réalisateur de Je m'appelle Ki sont édifiants : « Quand nous avons commencé la production du film, nous n'avions aucune idée du thème que nous voulions aborder. Il y avait seulement la représentation de cette héroïne à la fois originale, intransigeante et ambiguë ». Pas étonnant que ce portrait d'une femme enfant ne sache pas vraiment sur quel pied danser tant on enchaîne des scènes de quotidien qui, faute d'une portée sociale convaincante, sont d'une banalité presque consternante ou totalement incongrues - par exemple, lorsque Ki est obligée de travailler dans une boîte de strip-tease dans laquelle se trouve le directeur d'un service d'allocations familiales, que la jeune femme va finir par faire chanter... Au final, au lieu de créer de l'empathie pour cette mère « nouvelle génération », le film jette sur elle un regard méprisant, presque accusateur. Même l'interprétation pleine de fraîcheur de Roma Gasiorowska ne suffit pas à rendre le personnage sympathique. N'est pas Ken Loach qui veut...
Ravith Trinh
Un film de Dawid Leszek avec Roma Gasiorowska, Adam Woronowicz, Kamil Malecki ... Durée : 1h33

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