Les traditions spectaculaires de sorties de masques et de tambours sont toujours très vivaces en Afrique. Dans le cadre du Festival de l’Imaginaire, la Maison des Cultures du Monde présente une sortie de masques des célèbres Dogon, au Mali. Le musée du quai Branly invite quant à lui les Maîtres tambours du Burundi.
Carlos Fuentes : « C’est une stratégie de Nicolas Sarkozy pour renforcer sa popularité »
Interrogé sur l’annulation de l’Année du Mexique en France, le grand écrivain mexicain n’a pas mâché ses mots …
Souvent cité parmi les écrivains qui pourraient se voir bientôt décerner le Prix Nobel de Littérature, Carlos Fuentes est l’un des hommes de lettre les plus respectés d’Amérique Latine. Romancier et essayiste, il s’est emparé de sujets aussi divers que l’urbanisme ou la dictature. Mais, fils de diplomate et lui même ambassadeur du Mexique à Paris dans les années 70, il est également un fin connaisseur des relations internationales.
Au cours d’une interview, il a donné son avis sur l’annulation de l’année du Mexique en France au journaliste Sergio Sarminento … et cet avis n’est pas tendre :
« La posture de la France dans l’affaire Florence Cassez correspond à une stratégie de son chef d’Etat, Nicolas Sarkozy, pour renforcer sa popularité.
Sarkozy en fait une affaire d’Etat parce que son prestige est au plus bas, qu’il n’a plus d’opinions favorables. Cela lui permet de passer pour un défenseur de la patrie …
Il mélange une grande manifestation culturelle, riche de plus de cent événements, avec une affaire judiciaire, voire diplomatique … »
Carlos Fuentes reconnaît qu’il y a eu dans l’affaire Cassez des « vices » et des « montages » mais ne croit pas à l’innocence complète de la Française. Quoi qu’il en soit, il s’élève clairement contre cette forme de prise en otage d’œuvres d’art, qui consiste à leur associer un sens qu’elles ne portent pas, sans même interroger ses créateurs :
« Si, chaque fois qu’est présentée Poniatowska (ndlr : une romancière et intellectuelle mexicaine très influente), une peinture de Tamayo (ndlr : un artiste d’origine zapothèque, enraciné dans l’art précolombien et les traditions populaires mexicaines) ou un film de Gabriel Figueroa (ndlr : un cinéaste mexicain, auteur de « ¡Que viva Mexico! » mais également directeur de la photographie pour Luis Buñuel, John Huston ou John Ford), ils doivent dire qu’il est présenté en l’honneur de Florence Cassez, nous ne pouvons nous associer à cette mascarade. »
Sur ce plan, impossible de lui donner tort !
François Mauger, d’après des articles du Grand Journal et de El Universal
à lire aussi
à découvrir
Mondomix Aime
-
-
Derrière les portes sculptées des riads de Fès, se dessine l'Andalousie, célébrée par les poètes arabes et source infinie d'inspiration des musiciens. Les créations prennent racines dans les musiques sacrées et s'inscrivent dans la modernité, du 7 au 15 juin.
-
Ont-ils un espion au sein de la rédaction ? Les programmateurs de ce festival parisien ont agrégé le meilleur de ce qui fait notre actualité : la nouvelle vague congolaise, l'éclatante électro sud-africaine, le cinéma des grands témoins, la solidarité avec tous les Maliens, l'observation réjouie dela créolisation galopante, la réflexion sur les conséquences d'une mondialisation sans fin... Du 17 mai au 2 juin, sur cinq salles, un état des lieux de nos obsessions africaines.
-
Dix ans, ça se fête ! Ils sont nombreux à revenir au Sakifo pour souffler les bougies du 7 au 9 juin à Saint Pierre sur l'île de lma Réunion: des artistes emblématiques comme Winston McAnuff, Cali et Féfé, ou la grande voix féminine du maloya, Christine Salem.
-
Alors qu’il vient de publier un nouvel album, Who's gonna get the ball from behind the wall of the garden, le pianiste et percussionniste libanais Bachar Mar-Khalifé revient sur scène avec son père Marcel et son frère Rami.
-
Pionnier des festivals explorateurs du monde, Musiques Métisses propose encore cette année un florilège de concerts exceptionnels, dont plus de la moitié sont accessibles sans bourse délier. Des premiers pas français des hérauts de la nouvelle scène malgache, Teta et Hazolahy aux inoxydables Goran Bregovic ou Alpha Blondy, le site de l’ile de Bourgines résonne de bonnes vibrations.
-
A 25 ans, le Français Biga*Ranx en est déjà à son second album. Une (jeune) vie déjà vouée au reggae, dans un mélange de révélation et de précocité.
-
Depuis le départ de Bashung, Rachid Taha est certainement le plus grand rockeur français. Robert Plant, Mick Jones ou Justin Adams, son récent producteur, n’ont aucun doute à ce sujet. En France, Rachid Taha reste pourtant catalogué chanteur de world music. Conversation déliée et sans tabous autour de la sortie de Zoom, l’un de ses plus grands albums, et l’un des plus rock’n’roll.


Commentaires
le dossier de florence est plein de preuves, Il y a des photos de sa famille au ranch et les témoignages des otages, le truc est que cette information n'est pas très diffusée en France. vous pensez que le couple de plus de 3 ans d'un kidnapeur, ne savait pas son métier? link des photos: http://www.eluniversal.com.mx/graficos/graficosanimados11/EU_cassez/ n'est pas du chauvinisme, c'est la réalité.
Il ne s'agit effectivement pas de Sarkozy ou de ses manoeuvres populiste, mais de florence cassez. La réaction de Carlos Fuentes sent un peu trop le chauvinisme.
dédier l'année du mexique à florence cassez est certes stupide mais dire que florence cassez n'est pas totalement innocente relève de la plus haute mauvaise foi. le dossier de florence cassez est vide de preuves. tout le monde le sait et tout le monde sait que son cas sert des intérêts politiques. on baigne en pleine hypocrisie. la réaction de cet écrivain ne lui fait pas honneur et traduit un reflexe et une crispation patriotiques lamentables.
Poster un nouveau commentaire