14 juillet 2000
14 juillet, jour de fête nationale. En ce jour de repos, Arles fourmille d'activités. C'est le dernier jour de la semaine et demain, samedi, les stagiaires feront des démonstrations publiques de Flamenco, de capoiera, de danse orientale, de percussions et de toutes les activités enseignées au cours de la semaine dans le cadre des ateliers des Suds.
La mâtinée commence non pas par une visite guidée mais accompagnée. Sous le regard d'un pilier de la culture africaine, nous allons découvrir les antiquités méditerranéennes sous un nouvel angle. Et notre guide est espiègle… Francis Bebey n'aime pas les musées mais pourtant il a accepté avec joie cette promenade déambulatoire dans l'exceptionnel Museon Arlaten fondé par Frédéric Mistral afin d'y préserver la force de la culture occitane et du charme Arlésien. Accompagné de la conservatrice des lieux nous l'avons suivi de salles en salles et de mystère en mystère au son de sa sanza magique goûtant la délicieuse visite et la rencontre des cultures.
Plus tard le poète rejoindra le rituel apéro dédicace où il s'amusera des instruments inventés par Tenareze et ceux de l'atelier des plastico percussion. L'après midi se passe tranquillement à l'espace Van Gogh à l'heure de la sieste Ba Cissoko fait rêver les festivaliers au son de sa kora.
19h30 Tenareze investit la scène des moments précieux avec leur jazz occitan dédié aux oiseaux et joué sur des instruments inventés.
Après un bal tango et un feu d'artifice rituel, la pluie a bien failli avoir raison de la fin de soirée de cette fête nationale. C'est avec une bonne demie heure de retard qu'à commencé le concert d'I Muvrini. Les célèbres polyphonistes corses étaient un peu nerveux car ils s'apprêtaient à donner là le coup d'envoi de leur tournée. C'est d'ailleurs à notre grand regret réciproque que nous n'arriverons pas à caler d'interview car les problèmes de dernière minute sont trop nombreux à régler. Et le lendemain, ils partent aux aurores.
I Muvrini sur scène, c'est du sérieux. Gros son, musiciens reconnus pour les accompagner (dont le fameux accordéoniste malgache Régis Gizavo).
Comme le soulignait le présentateur en préambule de leur spectacle, quand on pense que dans les années 70 des cars de CRS étaient réquisitionnés pour intedire certains de leurs concerts dans des villages corses, c'est un sacré symbole qu'I Muvrini joue en langue corse un 14 juillet dans un festival intitulé " Les Suds ".
Benjamin MiNiMuM et Magali Bergès

Un sage africain au milieu de femmes
de pierre : Francis Bebey au Museon
d'Arles

L'Apéro-Dédicace des occitans de
Ténarèze se transforme en batucada
des bidons à l'arrivée du
Plasticofanfare 
Les habitants de La Roquette, habitués
de la rumba gitane, se laissent
emporter par la rumba cubaine de
Alternativa

Le traditionnel feu d'artifice du 14 juillet
au théâtre antique

Le cadre du Théâtre Antique renforce
encore les polyphonies corses
d'I Muvrini

Accordéon malgache et biniou viennent
pimenter les corsitudes des
polyphonies muvriennes

Funky latino avec DJ Marushka
Edition 1999 du festival
Les Suds à Arles
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