Mondomix - Musiques et cultures dans le monde

  NEWSLETTER     MON COMPTE

FR/EN/IT

OK

Jeux

Nuits Atypiques

Langon / 27-30 juillet 2000
Alors que Les Nuits Atypiques commencent à peine, quiconque arrive sur le lieu du festival a l'étrange impression de prendre un joyeux train en marche. Les festivaliers semblent emmenés par une dynamique dont les Nuits seraient le bouquet final. Il faut dire que depuis le 6 juillet, la Caravane Atypique sillonne la Gironde.




PUBLICITÉ


VIDEO
video
Ray Lema et Annie-Flore Batchiellilys au festival Les Nuits Atypiques 2000
VIDEO
video
Inga Juuso au festival Les Nuits Atypiques 2000
VIDEO
video
Dajti au festival Les Nuits Atypiques 2000

29 juillet 2000


Ray Lema et Annie FloreCe samedi s'annonçait comme une journée chargée. Elle l'a été.
Dès 11 heures les débats débutaient et se succédaient quasiment sans discontinuer : "Droits et sans-droits la généralisation de la précarité", paroles d'artistes avec Djiguiya, "La dette du Tiers monde", parole d'artiste avec Ti Coca, "Les laques olinala du Mexique", "les arpillas du Pérou"…
Côté concerts, les réjouissances commençaient dès 16 heures sur la scène de l'Estanquet avec Marilys Orioona, chanteuse gasconne et donc forcément occitane. Un set en demi-teinte car le groupe, habitué à jouer de nuit, se retrouvait face au public en plein jour. Leur prestation a néanmoins été honorable.
Entre un débat sur les arpilleras et un autre sur le sucre mascobado, Inga Juuso est montée sur scène. La chanteuse sami se livrait là à un exercice périlleux puisqu'elle se produisait seule, vêtue du costume traditionnel, chantant des yoik a capella sans accompagnement instrumental. Les yoiks sont des chants traditionnels samis (ne jamais dire " lapon ", qui est péjoratif), dédiés à une personne, un animal ou un élément de la nature (genre montagne ou vent). Curieusement, bien que ce chant de gorge soit assez abrupt, il est très séduisant. Etrange, inusité et parfois plein d'humour, tel ce yoik pour un jeune chien qui finit en caricature d'aboiements. Sans concessions et pas mal du tout. Mais particulier…
Plus dans la lignée des choses connues (voire même énonçant clairement les influences de musiques déjà entendues), les Gwazigan propose un joyeux mélange celtico-québécquois. Guitare, contrebasse, violon et " tapeur de pied " invitent à la danse. Peut être pas très original mais plein de bonne humeur.
A 22 heures, sur la grande scène de la Mosquée débutait l'un des gros morceaux du festival : le concert de Ray Lema et d'Annie Flore. Plus qu'un simple duo, c'est une véritable rencontre entre un artiste internationalement reconnu et une jeune chanteuse en devenir. Une rencontre dépouillée de toute fioriture, qui va droit à l'essentiel. Cette belle aventure placée sous le signe de la générosité a commencé l'année dernière à Langon, lorsque Ray a entendu Annie Flore se produire seule uniquement soutenue par une calebasse. Et lorsque, pour l'édition 2000, Patrick Lavaud (directeur du festival) a proposé à Ray de chanter 2 ou 3 chansons avec Annie Flore, le grand musicien a été catégorique " Non, il faut bâtir un spectacle en duo ". Pour ce concert Ray Lema n'a pas hésité à se mettre à nu, commençant seul au piano sans s'étayer de quoi que ce soit. Est-ce parce qu'il se confrontait directement au public sans garde fou ? Du coup, il s'est mis à jouer avec les spectateurs, les prenant à parti, les faisant rire, créant une atmosphère bon enfant. Et lorsque Annie Flore est montée sur scène, la complicité évidente s'est immédiatement installée, aussitôt partagée avec le public. Musicalement, les complémentarités sont parfaites. Ray sait construire l'écrin qui met en valeur Annie Flore, se plaçant parfois en retrait (combien d'autres grands artistes aurait cette modestie et cette simplicité là ?) tout en restant formidablement présent . Leur plaisir de jouer rayonnait et il brille encore bien que le concert soit depuis longtemps terminé.
Les Dajti, groupe traditionnel albanais sont ensuite montés sur scène. Leur musique de mariage a réussi à faire danser (mais alors vraiment danser) une frange du public. Mais le reste des spectateurs, sans doute peu réceptifs après ce qu'ils venaient de voir, est resté assez passif alors que le concert était de qualité.
Par charité , nous éviterons de mentionner le dernier groupe de la soirée, une sorte de gnawa circus, seule fausse note de la journée. Dommage, la nuit avait commencé de si belle manière..

Magali Bergès

 


Marilys Orioona


Inga Juuso


Gwazigan


Ray Lema


Dajti

 

Interview de Djiguiya

Interview d'Annie-Flore Batchiellilys

Interview d'Inga Juuso

Interview de Ray Lema

 

Ray Lema et Annie Flore
Entre ces deux là, c'est une vraie
rencontre artistique et humaine aussi
bien côté jardin...
Ray Lema et Annie Flore
...que côté cour. Par leur talent et leur
complicité,Ray Lema et Annie Flore ont
embarqué le public dans leur belle
aventure
Marilis Orionaa
La chanteuse gasconne Marilis Orionaa,
peu habituée à jouer dans la lueur du
jour, a dû s'habituer à voir réagir le
public

 

Inga Juuso
Inga Juuso (chanteuse sami) interprète
avec intelligence et sensibilité des
yoiks, chants traditionnels dédiés aux
personnes, aux animaux ou encore au
montagnes et au vent
Gwazigan
Gwazigan est un mélange québécquois,
breton et irlandais où le violon et " le
tapeur de pied " swingue avec la
contrebasse
Les Nuits Atypiques de Langon 2000
Le public des Nuits Atypiques est à la
fois fidèle tout en étant toujours à
l'écoute de choses nouvelles

 

 

Datji
Venus d'Albanie, les Dajti font de la
musique traditionnelle des Balkans tout
en soulignant la spécificité albanaise

 

Edition 1999 des Nuits
Atypiques de Langon



Réagir    Bookmark and Share






// LIRE AUSSI








Recherche par continent


Recherche par nom




mondomix.com Musiques et cultures dans le Monde. Magazine, actualités, artistes, mp3, agenda, forum || Le Grand Mix de la Planète