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Voyage musicalMusiques d'Asie ContinentaleDécouvrez les musiques et cultures de l'Asie Continentale ainsi que notre reportage exclusif au festival Hos Ayas en Mongolie. PUBLICITÉ
Musiques d'Asie ContinentaleMusiques d'Asie continentale
Photos : Alain Arsac Des guerriers aux lamas Etrange et tragique destin que celui du Tibet, autrefois peuplé de guerriers qui soumirent à leur volonté toute l’Asie centrale. L’arrivée du bouddhisme, qui forme vite avec le chamanisme local un mélange unique, donne une nouvelle direction au royaume guerrier d’antan. Celui-ci se transforme jusqu’à devenir au XVème siècle une théocratie. Mais le puissant voisin chinois a toujours eu un appétit immodéré pour le royaume du Tibet et ne cesse au fil des siècles d’y accroître son influence, jusqu’à l’invasion militaire de 1950. Depuis lors, l’administration chinoise a un seul but : faire disparaître toute trace de culture tibétaine en annihilant la langue, le culte rendu aux dieux et au dalaï-lama, et en noyant la population tibétaine dans un océan de Chinois. Les exactions n’ont pas cessé depuis plus d’un demi-siècle, exécutions sommaires, tortures, emprisonnements arbitraires. Mais le peuple tibétain résiste pacifiquement, sur sa terre ou en exil auprès du dalaï-lama. La Mongolie révère également le dalaï-lama à l’égal d’un dieu vivant. Aujourd’hui libérée de la tutelle de l’URSS, elle tente de s’adapter à la nouvelle donne économique. Majoritairement hindouiste, le Népal tente de se faire oublier de ses puissants voisins, l’Inde et la Chine.
Historiquement, la musique tibétaine est prière, ou support à la prière, méditation, ou support à la méditation. Avant tout vocale, elle est soutenue par tambours, trompettes et cymbales. Les Gyütö Monks restent fidèles à cette tradition. Avec l’exil pourtant, même interprétées par des clercs, ces musiques prennent d’autres couleurs, et avant tout celle de la nostalgie. Des chanteuses comme Yungchen Lhamo ou Choying Drolma, un flûtiste comme Nawang Khechog, incarnent ce renouveau qu’entraîne l’exil. Dans les steppes mongoles, l’instrument le plus en usage est le violon à deux ou quatre cordes, accompagné par le tambour. Comme les Tibétains, les chanteurs mongols pratiquent le chant diphonique (ou chant de gorge), technique spécifique à cette région du monde qui permet de produire deux sons à la fois : un son grave constant et une mélodie plus aiguë, faisant penser à une guimbarde. Le trio Khan Bogd d’Oulan Bator entretient avec brio cette tradition, tandis que la chanteuse Urna crée ses propres compositions qui mêlent la musique classique à la musique traditionnelle de Mongolie. Yat-Kha et Huun-Huur Tu, groupes originaires de Touva, au nord de la Mongolie, reflètent une tradition vocale similaire, comme Okna Tsahan Zam, maître du chant diphonique. Sainkho Namtchylak, quant à elle, est ouverte à toutes les expérimentations, combinant chants classiques, jazz, musique ethnique et contemporaine. Au Népal, où il existe plusieurs castes de musiciens, la musique a principalement des fonctions religieuses et festives (mariages, célébrations familiales ou publiques). Le trio Sur Sudha (flûte, sitar, tablas) est l’un des principaux ambassadeurs de la musique traditionnelle népalaise à travers le monde. Enfin, certains chanteurs se sont illustrés dans la musique de film, tels Amber Gurung et Gopal Yonjan. Mondomix Extrait du Petit Atlas des Musiques du Monde
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// REACTIONSPseudo * Votre réaction (2000 caractères maximum) * Code de sécurité DB 28/11/2008 18:44 Dites à Alain qu'il arrête la musique, je l'embauche comme photographe! Daniel >> En discuter sur le forum >> |
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