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MadagascarEchos musicaux d'une révolteLe lien sacré avec la terre, qui a alimenté la révolte contre Ravalomanana, habite aussi une musique malgache profondément métissée. PUBLICITÉ
Madagascar :Echos musicaux d'une révolteLe lien sacré avec la terre, qui a alimenté la révolte contre Ravalomanana, habite aussi une musique malgache profondément métissée. Les troubles qui agitent l’île de Madagascar depuis quelque temps, si peu traités par nos journaux télévisés, remettent en lumière l’incroyable désintérêt des grands médias français pour l’Afrique. Par sa position, proche de la pointe de l’Afrique, en plein océan Indien, la culture de l’île malgache a été façonnée par les multiples vagues d’immigrations africaines, indiennes et européennes, donnant naissance à des musiques diversifiées et colorées. Ce gigantesque producteur de vanille est peuplé d’hommes et de femmes attachés à leurs racines qui doivent se réapproprier leurs terres comme l’illustre l’épineux problème Daewoo, catalyseur des nombreux mécontentements de la population. La terre, élément sacré pour les musiciens aussiJean-Luc Raharimanana l’explique bien dans sa tribune publiée sur Rue89 « Les raisons de la colère contre le président de Madagascar ». Le point de non-retour entre les Malgaches et leur président a été dépassé lors de la découverte par le Financial Time que Marc Ravalomanana, actuel président, comptait louer à l’entreprise Daewoo, 1 300 hectares de terres, parmi lesquelles se trouve la « terre des ancêtres », pour faire pousser du maïs transgénique. Cet élément sacré de la culture malgache, ce lien particulier avec la terre, se retrouve bien sûr chez ses musiciens. Rajery est le parfait exemple de cette connexion si spécifique. Malgré un handicap à la main droite, il est devenu un virtuose de la valiha, longue harpe tubulaire emblématique de l’île de Madagascar. Et tandis qu’il tourne, depuis la fin des années 90, dans les festivals musicaux du monde entier, avec son association, il aide les jeunes Malgaches à apprendre les métiers agricoles, à développer le tourisme ou mieux équiper les fermiers déjà installés. Rajery promène son éternel sourire sur scène et en interview : (Ecouter le Mondo'mix de Rajery) Parmi ces nombreux musiciens qui propagent les sonorités de leur île, on trouve des grands noms, du patriarche Rakotofrah, maître du sodina, flûte en bambou traditionnelle de la musique populaire, jusqu’au célèbre groupe Mahaleo, qui fut le premier à électrifier ses ballades dans les années 70. Madagascar porte haut une forte tradition de chanteurs et d’instrumentistes, le guitariste D’Gary, Damily le porte drapeau du Tsapiky -une musique festive du Sud-Ouest-, le bluesman Tao Ravao qui fait sonner son kabosy, petit luth rectangulaire, Jaojoby, roi du salegy, sorte de funk rock malgache, et tant d’autres. Cette vidéo qui montre entre autre quelques secondes de son duo improvisé avec le musicien brésilien Lénine parle d’elle-même : (Ecouter le Mondo'mix de Régis Gizavo) Et bien sûr, comme partout dans le monde et dans le reste de l’Afrique, les formats venus des Etats-Unis, le R’n’B, le slam, le rap, se sont imposés comme le medium préféré des nouvelles générations. Le rappeur Big Jim Dah fait partie de cette vague d’artistes aux influences étrangères de plus en plus marquées et pourtant encore viscéralement attaché à ses origines. Comme en témoigne le morceau « Famadihana » : (Voir la vidéo ci-dessous)
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// REACTIONSjimmy 14/04/2009 Merci pour ce beau dossier ! dommage que l'on ne parle pas plus de ces choses-là dans les "mass-media".... Jaoravo 23/07/2009 Certes, mais le Madagascar dont vous parlez est un Madagascar hors de Madagascar, un Madagascar de la diaspora, un Madagascar de l'export qui relève plus du commerce et du business que de la réalité malgache d'aujourd'hui et de tous les jours. Ces artistes malgaches vous diront toujours à peu près ce que vous voulez bien entendre ou ce que vous pouvez entendre et comprendre. Comment pourraient-ils faire autrement? Car pour parler de Madagascar, il faut s'y rendre et rencontrer Madagascar dans sa musique et ses musiciens. Que signifie et que revêt ce mot "Musique" à Madagascar, terre sacrée des ancêtres où se côtoient en permanence deux mondes, visibles et invisibles, des vivants et des razana, du matériel et de l'immatéririel? Il faut d'abord éviter comme la peste tout ce qui ressemble de près ou de loin à un français ou à un occidental (Alliance française, lycées français, coopérants, businessman, etc.), et faire l'effort d'aller vers l'autre en oubliant sa propre culture et en essayant de "penser malgache". Il vous faudra dix ans au bas mot, avant de tenter d'écrire quoi que ce soit qui se révèlera faux pour l'essentiel. Mais courage et vraiment il existe bien des choses positives à Madagascar, qui avancent sans aide aucune, et qui sont de la réalité malgache. Cette réalité est de fihavanana, de fitihavana et de fandeferana. Au fait, savez-vous que depuis dix ans une Ecole de Musique et de Danse gratuite fonctionne pour 250 enfants grâce aux efforts de 14 musiciens-enseignants malgaches? felicia 18/08/2010 Etant donner que vous parlez de Madagascar par rapport aux coutumes et traditions, je voulais vous parler d'un coups de cour. C'est un réseau social qui permet d'avoir des nouvelles du pays et surtout garder le contact avec des amis http://www.isikagasy.com J'espère que mon intervention va aider des personnes qui cherchent un site dédié au malgache. Veloma oay 08/05/2011 DGary(madagascar) est completement ignoré par Mondomix ,or il a été un des chouchous de la world depuis une decennie.Guitariste extraordinaire reconnu par ses pairs ,ne peut-on pas parler de lui ou faire parler les gens qui l'ont connu !!! merci Pseudo * Votre réaction (2000 caractères maximum) * Code de sécurité >> En discuter sur le forum >> |
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