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Festival de flamenco de Nîmes

Panorama du flamenco contemporain
En 19 éditions, le festival de Nîmes s’est imposé comme l’un des temps forts annuels du monde flamenco. L’évènement est attendu par un public international d’amateurs, d’aficionados comme de professionnels qui n’hésitent pas à traverser la France ni même l’Europe pour assister à des spectacles présentés parfois en exclusivité dans le Théâtre de Nîmes. Cette année encore le festival a offert son lot de moments inoubliables.

Festival de flamenco de Nîmes

Panorma du flamenco contemporain
En 19 éditions, le festival de Nîmes s’est imposé comme l’un des temps forts annuels du monde flamenco. L’évènement est attendu par un public international d’amateurs, d’aficionados comme de professionnels qui n’hésitent pas à traverser la France ni même l’Europe pour assister à des spectacles présentés parfois en exclusivité dans le Théâtre de Nîmes. Cette année encore le festival a offert son lot de moments inoubliables.

Festival de flamenco de Nîmes

Panorama du flamenco contemporain
En 19 éditions, le festival de Nîmes s’est imposé comme l’un des temps forts annuels du monde flamenco. L’évènement est attendu par un public international d’amateurs, d’aficionados comme de professionnels qui n’hésitent pas à traverser la France ni même l’Europe pour assister à des spectacles présentés parfois en exclusivité dans le Théâtre de Nîmes. Cette année encore le festival a offert son lot de moments inoubliables.


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Festival de flamenco de Nîmes 2009


En 19 éditions, le festival de Nîmes s’est imposé comme l’un des temps forts annuels du monde flamenco. L’évènement est attendu par un public international d’amateurs, d’aficionados comme de professionnels qui n’hésitent pas à traverser la France ni même l’Europe pour assister à des spectacles présentés parfois en exclusivité dans le Théâtre de Nîmes. Cette année encore le festival a offert son lot de moments inoubliables.
 

Du 17 au 24 janvier le festival de Nîmes a proposé un panorama pertinent du flamenco contemporain. Un spectacle pour enfant, « Malagama »; des artistes flamencos évoluant en France comme Luis de Almeria, le jeune guitariste prodige Antonio Rey ou le chef de fil du novo flamenco, Diego Carrasco ont ponctué les premiers jours du festival.

La soirée du 22 janvier était consacrée au « Cante flamenco » avec trois voix très différentes : 

En ouverture Juan José Amador est accompagné du guitariste Eugenio Iglesias, qui posera aussi ses accords sous la voix de Chiquetete. Juan José fait partie d’une célébrissime famille de gitans ses cousins Raimundo et Rafael se sont distingués dans les années 80-90 en mélangeant rock et flamenco au sein de Pata Negra, son autre cousin, Diego Amador, est connu pour sa dextérité de pianiste.
Moins soucieux d’innovations Juan José évolue dans un registre classique, propose un répertoire sans faux pas mais aussi sans cette prise de risque qui peut faire basculer un moment agréable en instant inoubliable.

Fernando Terremoto
,
fils d’une légende du chant de Jerez, est un héritier assumé. Comme son père il possède une approche instinctive et entière de son art. Il est l’un des interprètes flamenco les plus en vue de sa génération. Ce soir il est inquiété par le son, et s’agace de ce qu’il entend dans les retours. Cet énervement sert son chant, il se lève, s’éloigne de ses compagnons et affronte le public sans micro du bord de la scène. Son chant est puissamment expressif et émouvant.
L’enthousiasme de la salle est total. Ovation.

Doyen de la soirée, José Antonio Pantoja dit
Chiquetete est très attendu. Célèbre dans tout le monde hispanophone pour son interprétation de chansons sentimentales à succès. Il revient ce soir à ses premiers amours flamencos. La démarche est courageuse, et la voix du crooner est toujours limpide. Son savoir faire est certain, et ses intonations élégantes, mais il est difficile de nous faire oublier les vagues d’émotions brutes provoquées par son prédécesseur.



C’est une belle histoire de famille qui est au centre de la soirée du vendredi. Le théâtre est complet depuis déjà plusieurs jours car la réunion proposée est exceptionnelle :

Couple de danseurs professionnels José Galván et sa femme Eugenia de los Reyes ont dû abandonner leur carrière dans les années soixante dix. Alors qu’Eugenia s’occupait de l’éducation de ses trois enfants, José s’est principalement consacré à l’enseignement. Il a monté une académie à Séville, mais a aussi donné des cours dans le monde entier. Sa plus grande réussite à ce jour est la passion transmise à ses enfants, Israel, acclamé aujourd’hui à travers la planète comme un révolutionnaire virtuose de la danse flamenca, et Pastora qui suivant les traces de son frère, et ses conseils de chorégraphe est aussi en train de tracer un joli chemin dans cet univers. Les réunir sur un même plateau est une idée d’autant plus émouvante que la mère n’a plus dansé sur scène depuis plus de trente ans. Le talent est d’évidence une richesse bien partagée dans cette famille. A la grâce du père répond la fougue maternelle et l’inventivité des enfants. Au rappel le reste du clan monte sur scène. Les femmes, les enfants et même le frère d’Israelet Pastora, qui à choisi la voie médicale, y va de son joyeux pas de danse sous les encouragements maternels et l’approbation de la tribu. Le sommet de cet instant est un duo dansé entre le fils d’Israel et José Galván. Entraîné par son grand père, le garçonnet d’à peine dix ans possède déjà le sens du rythme, l’aisance et la fierté des vrais danseurs flamencos.



Le lendemain c’est aussi une histoire de danse et de famille qui est proposée, mais le contexte est plus grave puisque Mujeres fut conçu par le danseur Mario Maya, disparu en septembre 2008.



Cette ultime chorégraphie met en scène trois générations de danseuses dont sa fille
Belen Maya, étoile du flamenco contemporain. A 60 ans Merche Esmeralda est l’aînée du trio, sa danse se situe dans une tradition classique et épurée. A 25 ans Rocio Molina incarne le futur féminin de cet art. La réunion de ces trois artistes exceptionnelles souligne la vivacité de cet art et sa profonde capacité à se renouveler.
Ainsi se termine le festival Flamenco de Nîmes dont la prochaine et vingtième édition, promet des sommets à ne pas manquer.

Benjamin MiNiMuM



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