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Erik TruffazRendez-vousC'est la trompette en bandoulière et la besace pleine d'effets qu'Erik Truffaz nous entra ne dans ses dernières pérégrinations musicales, trois étapes d'un voyage au long cours sous le titre générique Rendez-vous. Plus inspiré et prolifique que jamais, il se livre à loisir dans l'expérimentation sonore et continue de nous faire vibrer. Photo : P. Corail Erik TruffazErik TruffazC'est la trompette en bandoulière et la besace pleine d'effets qu'Erik Truffaz nous entra ne dans ses dernières pérégrinations musicales, trois étapes d'un voyage au long cours sous le titre générique Rendez-vous. Plus inspiré et prolifique que jamais, il se livre à loisir dans l'expérimentation sonore et continue de nous faire vibrer. Photo : C. Canizales Erik TruffazRendez-vousC'est la trompette en bandoulière et la besace pleine d'effets qu'Erik Truffaz nous entra ne dans ses dernières pérégrinations musicales, trois étapes d'un voyage au long cours sous le titre générique Rendez-vous. Plus inspiré et prolifique que jamais, il se livre à loisir dans l'expérimentation sonore et continue de nous faire vibrer. Photo : Jey Derathe Erik TruffazRendez-vousC'est la trompette en bandoulière et la besace pleine d'effets qu'Erik Truffaz nous entra ne dans ses dernières pérégrinations musicales, trois étapes d'un voyage au long cours sous le titre générique Rendez-vous. Plus inspiré et prolifique que jamais, il se livre à loisir dans l'expérimentation sonore et continue de nous faire vibrer. Photo : P. Corail PUBLICITÉ
Le souffle voyageurC'est la trompette en bandoulière et la besace pleine d'effets qu'Erik Truffaz nous entra ne dans ses dernières pérégrinations musicales, trois étapes d'un voyage au long cours sous le titre générique Rendez-vous. Plus inspiré et prolifique que jamais, il se livre à loisir dans l'expérimentation sonore et continue de nous faire vibrer. Tantôt avec une sourdine pour obtenir un son feutré à la Miles, le maître auquel on l'a trop souvent comparé, à d'autres moments avec une pédale wah-wah ou une distorsion pour sonner comme Hendrix (Paris) ou encore avec des pistons à moitié descendus qui évoquent le son de la voix humaine (Mexico), mais aussi avec un delay, un écho, pour créer une atmosphère ample et onirique proche de la flûte indienne (Bénarès), la trompette d'Erik Truffaz ne connaît pas de frontières. Dans Paris, le musicien suisse dialogue avec le vocaliste - beatboxer Sly Johnson (ex Saïan Supa Crew), vraie boîte à rythmes à lui seul, sorte d'hybride surdoué qui sait absolument tout faire avec sa bouche. « Sly a un don naturel, une grande tessiture, raconte Truffaz. Il peut être batteur, bassiste et soliste à la fois. Une prise suffit, c'est toujours parfait. Il a un sens du groove terrible. Quand je suis avec Sly, on peut toujours faire de la musique, lui avec sa voix et moi avec ma trompette. » Sur l’album, reprises (Come Together, Nature Boy ou Don't Stop) et compositions originales (La Mouche) s'enchaînent et le dialogue entre les deux artistes est jubilatoire. Bâillements, voix soul, basse, batterie répondent aux sonorités mordantes de la trompette. Bénarès, avec l'ensemble Mukherjee, Indrani au chant, Apurba aux tablas et le pianiste brésilien Malcolm Braff, marie deux univers a priori aux antipodes : rythme ternaire très codifié côté indien, goût immodéré pour le désordre et l'improvisation de l’autre. Les musiciens se bousculent tout en se respectant : « Lorsqu’on s’est tous retrouvés à Calcutta, Malcolm et moi on a beaucoup travaillé sur les limites de la tolérance de nos partenaires indiens pour les barbares que nous étions ! » On retiendra Saraswati pour son chant mystique d'une beauté bouleversante. Sur Mexico enfin, qui recèle des trésors rythmiques, la trompette de Truffaz se fond dans les paysages sonores du mexicain Murcof, véritable orfèvre du son. Grands espaces et horizons ainsi convoqués nous appellent à la méditation, comme en témoigne le titre Good News from the Desert. Dix ans après The Dawn, Erik Truffaz savoure la maturité : « J'aurais tendance à dire que plus les cheveux grisonnent, plus le son s'épaissit. Avec la même intention, on a plus de vibrations et on envahit l'espace de manière beaucoup plus dense. Récemment, j’étais avec Rodolphe Burger dans un théâtre de mille personnes : il y a eu un pépin technique et on a joué acoustique sans se forcer… » En préparation, deux nouveaux « rendez-vous » : l’un avec l'accordéoniste Richard Galliano, l’autre avec le joueur de oud tunisien Anouar Brahem. Jérôme Sandlarz
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