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Attentats de Bombay

Le "rêve indien" attaqué
Capitale économique et culturelle de l'Inde, la ville de Bombay a subi une série d'attaques sans précédents portant un coup sans précédent au symbole du "rêve indien". Textes et photos : Laure Guyot

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Capitale économique et culturelle de l'Inde, la ville de Bombay a subi une série d'attaques sans précédents portant un coup sans précédent au symbole du "rêve indien". Textes et photos : Laure Guyot

Attentats de Bombay

Le "rêve indien" attaqué
Capitale économique et culturelle de l'Inde, la ville de Bombay a subi une série d'attaques sans précédents portant un coup sans précédent au symbole du "rêve indien". Textes et photos : Laure Guyot




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Les femmes indiennes


Parmi les 28 étrangers tués dans les attentats de Bombay, figurent deux français : Loumia Hiridjee, fondatrice de Princesse Tam-Tam, et son mari, Mourad Amarsy. Née à Madagascar de parents indiens, elle est envoyée en France à 13 ans. A peine quelques années plus tard, elle y fonde Princesse Tam-Tam qui se révélera être une success story, faisant d’elle une icône de la femme d’affaire. Depuis un an, elle s’était installée en Inde avec sa famille pour y retrouver ses racines et avec un projet de site Internet destiné aux indiennes, pour les aider à s’ouvrir au monde. En effet, la situation générale des femmes au pays des mariages arrangés demeure en général peu enviable. Mais l’Inde n’étant pas à un paradoxe près, certaines femmes occupent au contraire des postes très importants, que ce soit en politique ou dans les entreprises. Petite éclaircissement de la situation, exemples de femmes hors du commun à l’appui.

Moins de femmes que d’hommes…
L’Inde est l’un des seuls pays au monde qui compte moins de femmes que d’hommes en raison de nombreux infanticides de filles. Si l’avortement est désormais autorisé, les échographie pour connaître le sexe de l'enfant sont interdites car la naissance d’une fille est bien souvent vécue comme un véritable drame dans une famille pauvre. En effet, bien que cette pratique soit officiellement prohibée, marier sa fille signifie verser une dot souvent très élevée. Or, le mariage étant l’une des choses les plus importantes dans la vie des indiens, beaucoup de pères n’hésitent pas à s’endetter leur vie entière pour la payer. D’autant plus que si la dote n’est pas payée à temps, la fille, jetant ainsi la honte sur la famille, peut être répudiée ou même tuée ou torturée.

La majorité des mariages sont encore arrangés même si petit à petit les jeunes gens de castes élevées peuvent parfois choisir la personne qui partagera leur vie. Les principaux critères pour choisir une « bonne » femme pour son fils sont : la famille dont elle est originaire, son thème astrologique, sa beauté et, accessoirement, son niveau d’instruction. En règle générale, la jeune mariée sera accueillie dans la famille de son époux où elle apprendra sous le joug parfois dictatoriale de sa belle-mère à contenter le fils adoré de celle-ci.

 

Des femmes qui réussissent
Parallèlement à cette vision catastrophique, alors que la France ou les Etats-Unis étaient il y a peu émus à l’idée d’avoir une femme présidente, Indira Ghandi a été dès 1966 premier ministre, poste politique le plus important du pays. La présidente actuelle de l’Inde est également une femme, Pratibha Patil, et Sonia Gandhi est à la tête du Congrès, le parti au pouvoir. De nombreuses femmes accèdent également à des fonctions importantes dans de grandes entreprises. Ces indiennes de caractère sont très majoritairement issues des castes les plus hautes de la société indienne et ont eu accès à une bonne éducation. Face aux saris qui couvrent soigneusement jambes et épaules, on pourra alors voir dans les bars branchés la jeunesse dorée arborer des jupes dont la petite taille ferait rougir n’importe quelle parisienne ! Mais d’autres encore plus mal loties cumulaient à leur situation de femme la tare d’être de très basse caste, à l’image de Phoolan Devi, élevée au rang de légende pour sa vie incroyable et sa lutte contre les discriminations faites aux femmes et aux intouchables. De nombreuses femmes s’illustrent également dans les arts, que ce soit au cinéma (Mira Nair), dans la littérature (Arundhati Roy), la musique ou la danse. Si vous ne la connaissez pas déjà, découvrez l’histoire fabuleuse de la forte tête Gulabi Sapera, danseuse célèbre qui a collaboré avec Titi Robin.

 

Le Gang des saris roses
Face aux injustices faites aux femmes mais aussi aux dalits (les intouchables), une superwoman s’est élevée au nez de tous : Sampat Pal. Issues d’une basse caste de l’Uttar Pradesh, celle-ci s’est non seulement révoltée contre son mari à qui on l’avait mariée à 12 ans, mais a surtout créé en 2005 le « Gulabi Gang » : le gang des saris roses. Cette « armée » de femmes se charge de défendre les droits des plus méprisés de la société et à coups de bâtons s'il le faut ! Aujourd’hui elles sont près de 60 000 et n’hésitent pas à tenir tête à quiconque se met en travers de leur route, fut-il policier. Cette femme hors du commun a récemment écrit son autobiographie parue en France sous le titre de « Moi, Sampat Pal, Chef du gang des saris roses » (Oh ! éditions).

 



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