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Dossier FadoLa force du destinComme son cousin espagnol flamenco, le fado n’est pas une musique que l’on pratique à la légère. Reflet des soubresauts du coeur et de l’âme, le genre réclame de ses interprètes, fadistas, un investissement aussi total qu’une religion... Dossier FadoLa force du destinComme son cousin espagnol flamenco, le fado n’est pas une musique que l’on pratique à la légère. Reflet des soubresauts du coeur et de l’âme, le genre réclame de ses interprètes, fadistas, un investissement aussi total qu’une religion. Dossier FadoLa force du destinComme son cousin espagnol flamenco, le fado n’est pas une musique que l’on pratique à la légère. Reflet des soubresauts du coeur et de l’âme, le genre réclame de ses interprètes, fadistas, un investissement aussi total qu’une religion. Dossier FadoLa force du destinComme son cousin espagnol flamenco, le fado n’est pas une musique que l’on pratique à la légère. Reflet des soubresauts du coeur et de l’âme, le genre réclame de ses interprètes, fadistas, un investissement aussi total qu’une religion. PUBLICITÉ
La force du destinComme son cousin espagnol flamenco, le fado n’est pas une musique que l’on pratique à la légère. Reflet des soubresauts du cœur et de l’âme, le genre réclame de ses interprètes, fadistas, un investissement aussi total qu’une religion. Face à eux c’est tout le peuple du Portugal qui communie et vibre aux résonnances de leurs chants le plus souvent emprunts de nostalgie, de saudade et pétri de ce sentiment que nul n’échappe à son destin, le mot fado vient du latin fatum, destin. Né au XIXe siècle (voir définition) le fado aura attendu les débuts professionnels dans les années 40 de la chanteuse Amalia Rodrigues pour obtenir ses lettres de noblesse et se faire connaître à l’étranger. Durant toute sa carrière l’aura et la voix de la diva éclipsent toutes les autres à tel point qu’hors du pays on imagine que le fado ne se conjugue qu’au féminin, singulier. Lorsqu’Amalia Rodrigues disparait, le 6 octobre 1999, le Portugal pleure sa reine, l’état décrète un deuil national de trois jours et les lisboètes se pressent en masse à ses obsèques. Dans les années qui suivent aucun artiste ne peut reprendre à lui seul ce lourd héritage, mais les frontières du fado semblent s’ouvrir tout en gardant une certaine constance. L’instrumentarium du fado est invariablement composé d’une guitare portugaise au son cristallin, d’une guitare rythmique et d’une basse acoustique et le genre se greffe difficilement aux autres. Les rares tentatives de remixs ou de rock fado sont morts nés, tout juste s’ils s’aventurent parfois dans les terres du jazz. La poignée d’artistes hommes et femmes qui se font connaître hors de leur terre ont pour nom Camané et Pedro Montinho, Antonio Zambujo, Cristina Branco, Amelia Muge, Katia Guerreiro, Mariza, Ana Moura ou Misia. Ces interprètes possèdent des approches esthétiques différentes, populaires ou raffinés, emphatiques ou intimistes mais perpétuent tous un art qui ne se satisfait pas d’approximation et ne livre de sentiments qu’entiers. Benjamin MiNiMuM
Définition du Fado Chanson (Portugal) Le fado (destin) serait né à Lisbonne au début du XIXe siècle. Dans un Portugal affaibli par les guerres et les problèmes du colonialisme (notamment l’indépendance du Brésil en 1822), certains quartiers de Lisbonne allaient voir affluer une population mélangée, aux origines multiples (Afrique, Brésil...) dont les danses et musiques deviendront immanquablement un des ferments des expressions des classes défavorisées. D’autre part, les anciennes traditions portugaises véhiculaient toujours un sens aigu de la poésie et de la ballade (modinha). Autant d’éléments qui furent sans aucun doute à la source de ce qui allait devenir le fado, musique des tavernes, musique des fadistas, sorte de classe marginale rassemblant les désoeuvrés et petits malfrats. Dès 1836, la voix de Maria Severa, son style de vie, son expression dramatique, viendront définir le genre qui s’imposera comme étant le chant populaire portugais par excellence. Le fado est une plainte, un chant de douleur, d’émotion et de résignation. Un mot le définit bien: saudade - nostalgie. La radio, et plus tard le disque donneront à cette forme musicale son statut. Le fado de Coimbra est quelque peu différent de celui de Lisbonne. Proche de l’université, il est plus intellectuel. Même s’il a les mêmes origines (encore que à Coimbra la tradition pourrait remonter jusqu’à la culture ladino), il n’est pas l’expression des classes sociales défavorisées et des tripots de bas quartiers. Evidemment, au cours du vingtième siècle, le fado a évolué vers une expression plus artistique, voire plus commerciale ou touristique. Le genre ne colle plus à la réalité qui l’a vu naître et se noie parfois dans une exploitation exagérée d’un style centré sur la séduction plaintive. On notera cependant le développement d’un renouveau depuis les années 1990, avec l’arrivée d’une série impressionnante de jeunes chanteuses de qualité, Mafalda Arnauth, Misia, Cristina Branco, Mariza… Toutes auront, d’une manière ou d’une autre, rendu hommage à Amália Rodrigues. Etienne Bours Tiré du Dictionnaire thématique des Musiques du Monde Fayard 2002
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