|
|||||||
Black revolutionLa lutte culturelle des Afro-américiansDossier histoire et culture : retour sur les luttes culturelles qui ont fait passer les Afro-Américains de la marge à la une. PUBLICITÉ
Black Revolution : exister au cinémaTexte : Julien Abadie
Hollywood -comme la société- cantonne alors les Noirs à la figuration, allant jusqu'à confier leurs rôles à des Blancs grimés (Le Chanteur de jazz (1927) et consorts). En réponse à ce hors champ, des réalisateurs afro comme Oscar Micheaux s'emparent de la caméra et répondent à Hollywood la blanche à coup de films auto-produits et revendicatifs. Des coups de boutoir à la marge qui finissent par briser le mur des paillettes : en 1939, l 'afro-américaine Hattie McDaniel reçoit un oscar du second rôle pour Autant en emporte le vent.
Il faudra pourtant attendre l'après-guerre, et Sydney Poitier, pour qu'un Noir endosse enfin le costume du héros et de la star. Une consécration trompeuse : dehors, les émeutes raciales font la une et les revendications s'intensifient. Cette radicalisation de la rue rejaillit sur le cinéma des années 60-70. Les indépendants reprennent la main : Charles Burnett, Melvin Van Peebles, Billy Woodberry... Tous font du cinéma un outil revendicatif, un prolongement artistique de la lutte pour les droits civiques de Luther King et Malcolm X. Mais le succès surprise de Sweet Sweetback's badass song (1971) de Van Peebles va ouvrir une brèche pour l'establishment : jusqu'alors imperméable au public afro, Hollywood réalise le potentiel financier de cette niche et l'arrose de films à destination du public noir américain (Shaft, Foxy Brown...).
Les aventures du policier Shaft connaîtront un grand succès. Le film fera l'objet d'un remake en 2000 avec Samuel L. Jackson dans le rôle principal. L'actrice Pam Grier, révélée au grand public dans le Jacky Brown de Quentin Tarantino, a débuté sa carrière en tant que héroïne du légendaire Foxy Brown de Jack Hill.
Shaft de Gordon Parks (1971) :
La Blackxploitation est née. Si le filon se tarit en quelques années, c'est lui qui marque l'entrée définitive des Noirs dans le cinéma populaire américain. Et va propulser Forest Whitaker, Eddie Murphy, Will Smith et toute la culture noire en tête d'affiche.
Ghost dog de Jim Jarmush (1999) avec forest Whitaker :
// LIRE AUSSI
// REACTIONSToni Black 19/02/2010 Juste une petite remarque sur le génialissime film de Roméro "La Nuit des Morts-Vivants" sorti en 68 dont l'acteur principal Duane Jones, un Afro-américain, est finalement le seul survivant de l'attaque des zombies. Il sera finalement tué par des policiers l'ayant confondu avec un zombie... Pseudo * Votre réaction (2000 caractères maximum) * Code de sécurité >> En discuter sur le forum >> |
|||||||
|
|||||||
Musiques et cultures dans le Monde. Magazine, actualités, artistes, mp3, agenda, forum || Le Grand Mix de la Planète |
|||||||
| All rights reserved. Copy prohibited © 1998 - 2010 Mondomix Media | |||||||