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Alain PetersA la mémoire de l'angeLa musique de l'Ile de la réunion connaît un événement important en ce début d'année avec la sortie du CD/DVD inédit Vavanguer d'Alain Péters. Le label Takamba offre en effet un objet rare et précieux présentant des enregistrements remastérisés, dont quelques inédits et des images jamais diffusée du chanteur poète réunionnais Alain Péters, disparu en 1995. A cette occasion, Mondomix retrace le parcours de cette étoile filante de l'Ile de la réunion injustement méconnue du grand public. PUBLICITÉ
Alain Peters La musique de l'Ile de la réunion connaît un événement important en ce début d'année avec la sortie du CD/DVD inédit Vavanguer d' Alain Peters. Le label Takamba offre en effet un objet rare et précieux présentant des enregistrements remastérisés, dont quelques inédits et des images jamais diffusés du chanteur poète réunionnais Alain Péters, disparu en 1995. A cette occasion, Mondomix retrace le parcours de cette étoile filante de l'Ile de la réunion injustement méconnue du grand public. Alain Péters, Vavanguer, Takamba Télécharger gratuitement le titre mythique d'Alain Péters "Caloubadia" en MP3 sur Mondomixmusic pendant une semaine Alain Péters. A la mémoire de l’ange.
De Danyel Waro à Davy Sicard, tous considèrent aujourd’hui Alain Peters comme un symbole de la musique et de la langue réunionnaise. L’auteur de Rest’la maloya, ex-idole d’une jeunesse insulaire avant-gardiste, connaît pourtant un parcours de misère aux effluves de rhum et de solitude. Comme « une feuille de songe qui laisse échapper son odeur », son succès posthume délivre les secrets d’une décadence au parfum de génie. Texte : Nadia Aci Né le 10 mars 1952 à Saint-Denis de la Réunion, Alain Peters fait ses premiers pas de musicien à 13 ans dans l’orchestre Jules Arlanda et abandonne le lycée pour se consacrer à son art. Féru de chansons à textes, il écoute Brel et Brassens, mais son univers se distille dans une eau d’un bleu plus électrique qui accueille la vague pop-rock anglo-saxonne, des Beatles à Hendrix. Il devient le guitariste-chanteur des Lords puis de Pop-décadence, une formation qui le consacre jeune rock-star de l’île. Avec Satisfaction, il poursuit l’aventure d’un rock plus progressif. Alors que le séga reste le rythme à la mode et que le maloya sort peu à peu de l’ombre, Alain provoque la surprise avec une nouvelle démesure : aux côtés de Bernard Brancard, Hervé Imare, Joël Gonthier, et René Lacaille, il crée en 1976 les Caméléons et modernise le patrimoine musical réunionnais. L’équipée séduit Chan-Kam-Shu, propriétaire du Cinéma Royal de Saint-Jospeh, qui y aménage un studio d’enregistrement au sous-sol. René Lacaille fait alors appel à Loy Ehrlich, venu de métropole, pour jouer du clavier : « C’était en 1977, ils sont venus me chercher à 4h du matin à l’aéroport et m’ont emmené fumer un gros joint de zamal. Ils m’ont fait écouter une de leurs cassettes, j’ai été surpris : je connaissais ces rythmes ternaires car j’avais voyagé au Maroc, mais le maloya électrique, c’était nouveau. Ils intégraient des reprises assez osées, de Genesis ou Herbie Hancock. On s’est retrouvés comme des enfants gâtés, avec une voiture à disposition, un huit pistes… J’avais une grande affinité avec Alain. Je lui ai fait découvrir des instruments africains qu’il ne connaissait pas. » Dont cette fameuse takamba, guitare sahélienne, cadeau de Loy, que l’on retrouve sur certains de ses morceaux. En écho à la musique, Alain se nourrit de spiritualité, d’hindouisme, de poètes et de philosophes. Des lectures de Victor Hugo, il passe à l’écriture et joue avec les contours d’une langue créole qu’il manie à la perfection et module à sa façon. Par l’intermédiaire de René Lacaille, il rencontre Jean Albany, poète réunionnais dont il mettra des textes en musique. Mais l’âge d’or précède l’implosion du groupe. En 79, René retourne en France, tandis que Loy part huit mois en Afrique avant de revenir fonder le groupe Carrousel. Alain y participe la première année, mais la perte de son père accentue sa tendance à l’alcool. Loy lui demande de choisir : il penche pour l’ivresse. Commence alors une période très dure pour ce poète maudit qui, après le départ de sa femme et de sa fille, s’exile dans les rues de l’île. Les vapeurs de rhum, désolantes compagnes, le laissent néanmoins chanter son errance, et ces années d’abandon donneront paradoxalement naissance à la plupart de ses morceaux, enregistrés grâce au soutien de Jean-Marie Pirot, enseignant passionné de musique. Il en grave d’autres avec Loy en 1987 lors de son bref séjour à Paris dans un centre de désintoxication, et participe au retour sur scène de Carrousel en 1994. Bien qu’abîmé par le temps, il conquiert un public ému par ces retrouvailles. Elles seront de courte durée : le 12 juillet 1995, alors qu’un projet de disque s’ébauche avec Loy, une crise cardiaque l’emporte, un soir de pleine lune. De ce mythe au regard tendre, il ne restait qu’un unique disque, qui aujourd’hui ressort remasterisé, augmenté de deux inédits et d’un dvd d’images d’archives. Mais depuis 2003 à l’initiative du festival Africolor, ses acolytes de Caméléon perpétuent sur scène un bel hommage qui fit aussi l’objet d’un disque. De l’ami Alain, il reste le souvenir de ses compagnons de route, comme René qui le voit tous les jours que Dieu fait : « J’ai une photo de lui dans ma cuisine, le seul avec Danyel Waro. J’étais très mal quand je l’ai rencontré. Il m’a aidé avec de simples paroles. » Ou encore Loy qui ne revoit « ni le musicien ni le clochard, mais un gars tout ordinaire, avec ses longs cheveux, en train de cuisiner ses pois.
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// REACTIONSPseudo * Votre réaction (2000 caractères maximum) * Code de sécurité sirop 10/02/2009 21:41 Un rappel succinct sur la vie de l'artiste (pas de détails ou anecdotes sans intérêt), une discographie (même si elle fut réduite) aurait été bienvenue. L'accent est mis sur l'artiste (et c'en était un, pas des moindres), un plus pour la vidéo du riz chauffé au cours du SAKIFO (j'aurais aimé y assister), bien pour la mémoire de l'homme cela aurait été mieux de son vivant mais la faute ne vous en incombe pas. Il est un bel exemple de l'adage "nul n'est prophète en son pays" Des remerciements au PRMA (en particulier ALAIN COURBIS) à l'origine du CD "paraboler", puis du DVD ,aussi Mr NAULLEAU de DISCORAMA , ALAIN GILI (venu me relancer en métropole pour que je lui cède la bande des enregistrements originaux d'où furent tirés un livret, une cassette, un 45 tours , à l'époque, pas de CD, encore moins de DVD, ni MP3 sous le titre "MANGE POUR LE COEUR"). Malheureusement pas ou mal distribué faute de quoi, je me contente de ma retraite correcte d'enseignant, puis VILLAGE TITAN du PORT et Alain SERAPHINE, ayant produit le tout. VOILA CE FUT UN PEU LONG mais je me devais de citer tous ces gens un peu oublié sans lesquels votre article (et l'œuvre d'ALAIN) serait restés lettre mort. Pour ma part, j'ai été largement récompensé de pouvoir enregistrer (avec mon faible matériel mais quand même un magnéto TEACa3440 COMME pour Sgt PEPPER) et connaitre un VRAI grand artiste qui comme d'autres était peut-être trop en avance sur son époque. Amicalement, j m PIROT loinduker 15/02/2009 21:28 J'ai écouté et apprécié toutes les chansons d'Alain PETERS. C'est un artiste incomparable, un homme touchant. L'hommage audio et vidéo de VAVANGER est à la hauteur du poète. J'ai été particulièrement fier et ému ..... >> En discuter sur le forum >> |
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