|
|||||||
EnquêteLa nouvelle Afrique du SudTout n’est pas rose dans la « nation arc-en-ciel », organisatrice du Mondial de football en 2010. A sa riche palette musicale incombe la tâche de donner du plaisir aux oubliés et déçus de la « nouvelle Afrique du sud ». Afrique du SudLa force des ondesComme souvent, la révolution musicale en Afrique du Sud s'est d'abord jouée sur les ondes. Afrique du SudHip HopDes années 1990 à aujourd’hui, le rap a toujours accompagné les grands bouleversements politiques en Afrique du Sud. Il a mis en musique les combats, les espoirs et les désillusions d’une jeunesse urbaine, créative et boostée à l’énergie sans complaisance des centres-villes et des townships. Afrique du SudElectroVous connaissez Mujava ? Le désormais cultissime dj de Pretoria cache un courant electro sud-af qui devrait envahir les dancefloors de la planète. Embarquement immédiat. Sharp SharpLe savoir faire des banlieues en Afrique du SudÇa bouge dans les banlieues en Afrique du sud ! On y crée, on s’active, on y invente de formidables histoires ! Petit AtlasLa musique sud-africaineQue nous dit le petit atlas des musiques du monde concernant l'Afrique du Sud ? PUBLICITÉ
Petit Atlas des musiques du mondeMusiques zouloues, xhosa, ndebele
Le colosse de l’Afrique
Plusieurs caractéristiques font de l’Afrique du Sud un pays à part sur le continent noir. D’abord, les colons n’en sont jamais partis, se maintenant au pouvoir des décennies après l’indépendance des autres Etats africains grâce au régime d’apartheid. Ensuite, le pays est d’une richesse peu commune, principalement minière. Or, diamants, chrome, platine, uranium, charbon, titane font de l’Afrique du Sud une grande puissance exportatrice des richesses de son sous-sol. A force d’émeutes et de résistance, la majorité noire a réussi à mettre fin au régime d’apartheid en 1991. Nelson Mandela, que le régime qualifiait de terroriste, est le symbole de ces luttes et de la libération de son pays. Noirs, Blancs et métis apprennent désormais à vivre en commun.
Mbaqanga Parmi les nombreux styles qui fleurissent en Afrique du Sud, reflets de la diversité ethnique qui règne, se détache le mbaqanga, mélange urbain des styles vocaux traditionnels et des influences instrumentales blanches. Enoch Sontonga est au début du XXe siècle le précurseur du genre. Par la suite, sur le marabi, créé au cours des années 20 dans les ghettos, vient se greffer l’utilisation de la guitare et du banjo, puis du pennywhistle, flûte droite métallique. Spokes Mashiyane est le plus brillant instrumentiste du kwela avant de se tourner vers le saxophone, donnant naissance, avec l’ajout d’instruments électriques, au mbaqanga proprement dit. West Nkosi, Joseph Makwela, Mahlathini and the Mahotella Queens, The Boyoyo Boys, Izintombi Zezi Manje Manje ont été ou sont encore les principaux interprètes de mbaqanga. Inclassables enfin sont Mzwakhe Mbuli, légendaire chanteur militant de la lutte contre l’apartheid, et Madosini, chanteuse qui connaît une carrière à éclipses et vient de faire un retour remarqué. Zoulou Les Zoulous ont développé un style vocal unique, reconnaissable entre tous, polyphonie d’une richesse inouïe. Dès les années 30, Reuben Clauza enrichit le style vocal traditionnel d’apports américains. Le groupe Ladysmith Black Mambazo en est aujourd’hui le représentant le plus connu, en particulier grâce à sa participation à l’album Graceland de Paul Simon (1986), qui vaut à ce dernier un regain de popularité et aux polyphonies zouloues une reconnaissance internationale. Sur cette base vocale a cappella se greffe l’utilisation de la guitare pour donner le style Zulu traditional, ou masqanda. John Bhengu est le père fondateur de ce genre aujourd’hui incarné par Skeleton, Nothembi ou Phuzekhemisi. Busi Mhlongo, longtemps chanteuse de jazz, revient aux sources du masqanda. Influences américaines Dans les années 60, la soul music des Noirs américains a un fort impact en Afrique du Sud comme sur le reste du continent. Les Soul Brothers se situent au carrefour du mbaqanga et de ces influences américaines. Mort très jeune, Mpharanyana fut sans doute le plus grand interprète de cette soul sudafricaine, accompagné parfois par Ray Phiri, que l’on retrouvera des années plus tard aux côtés de Paul Simon. The Movers se situent à mi-chemin de la soul et du jazz. Sipho Mabuse pousse la synthèse entre mbaqanga et soul à son sommet. D’autre part, le rock a une influence sur de nombreux musiciens, le plus connu étant Johnny Clegg, le Zoulou blanc.Une grande école de jazz L’Afrique du Sud est traditionnellement une terre de jazz, forme d’affirmation de la négritude de sa population. Quelques grandes figures illustrent cette tendance, qui n’ont pas peu contribué à mettre le pays sur la carte des musiques du monde : Miriam Makeba, la diva qui acquiert une dimension internationale dès les années 60, héritière d’une longue tradition de chanteuses de jazz sud-africaines ; Hugh Masekela et Abdullah Ibrahim (l’ex-Dollar Brand), trompettiste et pianiste, sont les deux plus grands instrumentistes, mondialement reconnus, qu’a produits le pays. Derrière leurs compositions se dessine la richesse des musiques traditionnelles sud-africaines. Nouvelles musiques sud-africaines Sur les traces du prophète Marley Parallèlement aux musiques traditionnelles ou fondées sur la tradition, se développent en Afrique du Sud des styles directement influencés par des apports extérieurs, reggae, disco, ou rap. Le reggae a une influence prépondérante sur toutes les musiques d’Afrique, et l’Afrique du Sud ne fait pas exception à cette règle. Lucky Dube, venu du mbaqanga, se convertit au reggae au début des années 80 – la venue de Bob Marley en 1980 pour célébrer l’indépendance du Zimbabwe a eu un impact considérable. Un style influencé par le disco et la pop anglosaxonne voit le jour à la même époque : le bubblegum. La tradition vocale y est présente, mais guitares et cuivres sont remplacés par des nappes de synthétiseurs, et la richesse des percussions par des boîtes à rythme. Dan Tshanda, Sello « Chicco » Twala et sa protégée Yvonne Chaka Chaka sont les premiers faiseurs de tubes du bubblegum. Dans la décennie suivante, Brenda Fassie, Jabu Khanyile et Ringo prennent la relève, jusqu’au déclin sans doute irrémédiable de ce style, qui intervient au milieu des années 90. L’invasion du rap L’influence du hip-hop remplace alors celle du disco. Rap, ragga, deviennent les références de la jeunesse, donnant naissance au kwaito, le hip-hop sud-africain. Trompies, S’bu, Arthur, Boom Shaka, M’du, Bongo Maffin, Zola, Unathi, Mzekezeke, Brigz, Ma Willies sont les principaux représentants de ce courant. En 1998, la mort prématurée de Makhendlas fait de lui une légende. Prophets Of Da City sont pour leur part plus proches des influences américaines que de leurs racines.
// LIRE AUSSI
// REACTIONSPseudo * Votre réaction (2000 caractères maximum) * Code de sécurité >> En discuter sur le forum >> |
|||||||
|
|||||||
Musiques et cultures dans le Monde. Magazine, actualités, artistes, mp3, agenda, forum || Le Grand Mix de la Planète |
|||||||
| All rights reserved. Copy prohibited © 1998 - 2009 Mondomix Media | |||||||