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Sur les bords de la Garonne, entre un entrepôt
de vin et une mosquée construite par un orientaliste s'ouvre le
huitième festival des Nuits Atypiques. Au programme quatre jours
et quatre nuits magiques afin de faire connaître des artistes venus
d'ici et d'ailleurs. Pourtant au cours de la soirée, le déluge
a peu à peu transformé le site des Nuits Atypiques en une
gigantesque piscine désertée par les visiteurs contraint
à quitter les lieux. Mais en dépit des caprices de la météo,
d'une coupure d'électricité, des concerts annulés
à cause de la pluie, c'est les pieds dans la boue et la tête
mouillée que quelques privilégiés ont assisté
hier soir à une grande leçon de tolérance et d'ouverture
sur le monde. Un buf improvisé entre Mamar Kassey, les Tyour
Gnawa du Maroc, Ray Lema, le Diwan de Biskra, nous a renvoyé à
une conception plurielle de l'homme et de la culture. Aujourd'hui, le
soleil brille, la terre comme purifiée après une nuit pluvieuse
est prête à accueillir les musiques du monde. Diwan algérien,
conteur gabonais, guitariste brésilien virtuose et inspiré,
accordéoniste réunionnais haut en couleur
La journée
promet d'être chargée et riche en émotions. Cette
année encore, le festival est une invitation au voyage, à
des échanges qui ne peuvent que nous enrichir. La musique est une
langue universelle, intemporelle et le festival de Langon avec son ambiance
chaleureuse, ses odeurs d'épices, ses rencontres insolites prend
une dimension humaine rare où les êtres se rencontrent par
delà les frontières.
Nadia Bya
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