Un nouvel album de Bonga, c’est un peu comme les gâteaux de maman. Ils sont à chaque fois préparés selon la même recette, mais on les mange toujours avec autant de plaisir. Sur ce disque, en hommage aux musiciens angolais de son enfance, Bonga est accompagné de l’orchestre "Semba Master", de la chanteuse à la voix douce et enjouée, Toya Alexandre, que l’on retrouve sur l’entraînant "São Salvador", et du Péruvien Jorge Cervantes à la flûte. Ce nouvel opus pèche un peu par son manque d’originalité mais les amoureux du maître du semba ne seront pas déçus. Ils retrouveront cette voix éraillée imbibée de sodade, ces complaintes chaloupées, ces chansons à la fois joyeuses et tristes qui ont fait sa légende.