/// VENDREDI /// SAMEDI ///
Dur début de journée sur l'île, les festivaliers préfèrent rester au chaud sous la tente, le Sziget est sous la pluie. Encore une fois la nuit a été courte et mouvementée...

>>> En avant pour le chapiteau Party Arena pour rejoindre les 4 compères de Birdy Nam Nam. En pleine tournée marathon les Birdy ont écumés les plus gros festivals européens tous l'été. Le show est bien rodé et c'est rapidement l'hécatombe sous un chapiteau ultra blindé. Que dire si ce n'est que le dernier album des Birdy porte bien son nom "Manual for a successful rioting " (Manuel pour une émeute réussie)... Beaucoup plus axé dance floor que le précédent le crew a définitivement abandonné les sonorités hip hop et jazzy pour se tourner vers des sons plus durs et électro. La formule fonctionne en tout cas très bien en live !!!! (désolé pour la qualité de la vidéo)

>>> Direction la tente Rom pour découvrir Karandila Jr, une jeune fanfare de Bulgarie. Karandila est une des nombreuses fanfares traditionnelles Tsigane. Seulement, celle ci à la particularité d'être composée d'enfants (une moyenne d'âge de 13ans), c'est un véritable Brass Band d'instrument à vent (cuivre et bois) et de percussions.

>>> Dans la tente Rom nous rencontrons DJ Click un des rares représentant français programmé sur la tente Tsigane. Celui-ci assurera d'ailleurs deux sets enflammés le jeudi et vendredi soir avec une sélection de balkan beat. Habitué aux festivals étrangers en solo ou avec sa formation électro jazz UHT, accessible et très sympa nous décidons de lui poser quelques questions sur le Sziget !!
>>> Le rendez-vous incontournable de cette programmation du Sziget 2009, est le retour des anglais de Prodigy après 5 ans d’absence pour présenter leur dernier opus "Invaders Must Die". Impossible de se rapprocher à moins de 100 mètre de la scène, une foule compacte et sur boostée attend l’arrivée des "Fire Starters". Même si leur dernier album n’a pas vraiment convaincu la plupart des fans de leur grande époque, difficile de résister à l’une des formations techno des plus puissantes en live. Keith Flint et Maxim Reality, les deux MC du groupe, toujours aussi barrés s’emparent du public à coup de morceaux massues tels que Smack My bitch Up, Firestarter, Vodoo People, Breathe…(la liste est longue), avant de le laisser rincer, repartir digérer le choc !!




The End...
/// JEUDI ///
>>> Réveil un peu difficile pour vos 2 reporters, l'after party de la veille combinée à la fatigue de 3 jours de festival commence à peser...
Allez un doliprane, 3 cafés serrés et on y retourne
>>> On commence la journée avec Miss Platnum sur la grande scène. Peu de monde mais une chaude ambiance du côté public (majoritairement Hongrois)... L'artiste Roumaine toujours aussi à l'aise dans son costume traditionnel dégage une vraie chaleur et une joie de vivre communicative... Le concert se déroule dans une ambiance bon enfant et l'exubérance mêlée à la voie fantastique de Ruth entraînent rapidement les plus réticents... Le style est vraiment unique et inimitable et la Miss est aussi à l'aise sur des musiques traditionnelles roumaines que sur des sonorités hip hop (comme son morceau Mercedes Benz aux allures de Dance Hall Balkanique)....


>>> Parti pour un moment de détente vers le chill out, kebab dans la main droite bière locale dans la gauche, une grosse voix bien jazzy reprend les notes de Fever de Peggy Lee, ambiance inattendue on fonce !! Pas de regrets les anglais de Liane Carroll Trio nous on fait vivre le concert jusqu'au bout avec toute l'interactivité possible entre artiste et public. Elle donne le ton avec quelques notes de piano et c'est parti elle se met à danser avec ses musiciens et nous fait reprendre ses paroles sans jamais s'arrêter de rire de son jeux. Pas de problème adhésion générale de l'assistance.
Voilà un bon exemple des surprises que réserve le festival, une programmation plus qu'éclectique qui permet de traverser des ambiances et univers musicaux de tous genres.
>>> Finie l'ambiance jazzy on se remet en route direction la scène world oú Orquesta Buena Vista nous fait aussitôt voyager au centre de la Havane. L'orquestre qui prolonge le buena vista social club original met en avant de nouveaux musiciens qui assurent la relève comme le chanteur Carlos Calunga et les vétérans comme le trompétiste Guagiro Mirabal. L'absence des pionniers, (Compay Segundo, Ruben Gonzales, Ibrahim Ferrer, Pio Leiva, Orlando Lopez) même si elle est regrettée, n'enlève rien au plaisir et c'est avec beaucoup d'émotions que l'on redécouvre leurs grands classiques.

>>> L'île s'est remplie depuis la veille et la population a quasiment doublé. C'est donc en mission commando à coup de machettes que nous nous frayons un chemin vers la grande scène pour retrouver l'infatigable Fat Boy Slim. La programmation du Sziget 2009 à cette particularité de mettre en avant quelques grands noms du début des années 90 (Fat Boy, Prodigy, Off Spring). L'anglais habitué aux énormes scènes du monde entier est comme à la maison. Toujours aussi décontracté "chemise hawaïenne style", du haut de ses 46 ans Norman Cook balance ses big beat légendaires avec le sourire aux lèvres. Même si son set a des allures d'usines à tubes et manque un peu de créativité, c'est avec un vrai plaisir que l'on retrouve ses classiques sur l'énorme son de la scène principale !!
>>> Nous finirons la nuit à la tente Medusa qui invitait le label Lyonnais Jarring Effects avec des sets de l'Oeuf Raide, Zôl et Interlope. Bizarrement les souvenirs sont plus vagues à cette heure avancée de la nuit mais une chose est sûre on a bien bougé et le Jarring crew a bien représenté !!!
>>> Et pour finir notre portfolio quotidien (un peu maigre, on vous l'accorde !!!)

/// MERCREDI ///
>>> Température extérieure 30°, on attaque la journée en douceur avec quelques brasses... Après ce rafraichissement direction la grande scène pour le premier concert de la journée.
>>> Ce sont les anglais IAMX qui inaugurent ce mercredi. Chris Corner, leader du groupe au look androgyne et un peu flippant, délivre un pop rock avec de grosses influences électro des années 80. Petit à petit la grande scène se remplie d'un public de tout horizon qui à notre grande surprise se laisse emporter par ce mélange singulier dark et érotique de l'électro pop des anglais.

>>> Pour notre part migration vers la scène World pour un réveil moins brutal avec le Brakka de So Kalmery. Ambiance totalement différente sur cette scène. Le congolais lâche ses premiers accords de guitare devant un public peu nombreux mais conquis..."Good Vibes" !! So Kal le sourire au lèvre interprète les titres de son dernier album "Brakka System". Si comme nous vous ne connaissiez pas le Brakka: il s'agit d'un style musical intégrant toute les traditions africaines et combats politiques. Entre deux chansons So Kalmery ne sait pas en quelle langue s'adresser au public: français, anglais, italien?? Les cris des français l'emportent et c'est dans notre langue qu'il remerciera l'assistance.
>>> Attention les Frenchies de Nouvelle Vague débarquent sur la grande scène, présence obligatoire ! Le public tombe rapidement sous le charme du mélange de bossa nova et new wave si atypique de la formation de Marc Collin et Olivier Libaux. La ravissante (vraiment...) chanteuse Nadeah revisite les classiques du punk anglais avec la fameuse reprise des Clash "Guns of Brixton" (vidéo), ou des titres plus énervés comme " Too drunk to fuck ". Paradoxalement à leur album aux ambiances calmes et posées la formation en live est d'un tout autre genre, ambiance péchue voir même bien rock !


>>> Let's move vers une nouvelle ambiance la Meduza des sonorités plus lourdes avec en journée des mix de dubstep et une fois la nuit tombée des sessions drum & bass. Conditions idéales pour les aficionados : chapiteau à ciel ouvert, et pour le luxe brumisateur vers le dance floor. Nous débarquons sur le set dubstep de DJ Gumilap accompagné du MC Kemon.
On ne résiste pas à l'envie de vous faire partager cette vidéo de notre dubstepper au chaloupé inimitable. Enjoy ...
>>> Une des têtes d'affiche de la journée: Lily Allen sur la grande scène. Un concert carré mais sans grandes surprises.
Le plus: le morceau "smile" revisité en version drum & bass, le moins: reprise de Womanizer de Britney Spears (le souvenir est encore douloureux...)

>>> Et pour finir notre portfolio quotidien du Sziget...




Samedi 8 Paris Orly direction Buda, les festivaliers envahissent déjà l'avion, chaude traversée vers l'Est...en route pour le Sziget Festival !
Après un rapide aperçu de la "Perle du Danube" nous suivons une joyeuse marée humaine qui investit en force l'île du sziget en plein coeur de budapest.
/// MARDI ///

Le premier mot qui vient à l'esprit est "MASSIF", le site est démesuré avec une superficie de 76 hectares. L'apprentissage du plan du festival promet d'être long et laborieux. Pas de temps à perdre on prend nos boussoles, synchronisation des GPS : WELCOME TO THE JUNGLE ...!

>>> Première mission: posé notre campement. Le Sziget a la particularité de ne pas avoir de zones de camping délimitées, ici c'est freestyle du calme des sous bois à l'agitation des scènes pas de restrictions pour le plantage des sardines!! Pour notre part plutôt content de notre spot puisque nous atterrissons dans une petite clairière épargnée de la colonisation festivalière.
Le mardi journée off pour les concerts, seulement l'île ne manque pas de vie à travers stands et activités... Grimpons sur nos vélos à la découverte de cette fameuse fièvre hongroise.
On trouve de tout au Sziget hors mis les stands traditionnels de festivals (restauration, vêtements, bijoux..) Il y en a pour tous les goûts: salons de massages, tente de poker, jeux de logiques, saut à l'élastique, piscines,tyrolienne, karaoké... Le festival a parfois des allures de grande kermesse voir de Disneyland.
Le village civil lui s'inscrit dans l'esprit de tolérance et d'ouverture qui a présidé à la création du festival en 1992 avec plus de 120 ONG représentées. On y traite des préoccupations actuelles telles que la protection de l'environnement, la prévention sanitaire...
Un autre événement sur lequel nous reviendrons est l'installation d'un mur fictif de 50 mètres de long à l'occasion des 20 ans de la chute du mur de Berlin, qu'artistes allemands et festivaliers peindrons selon leurs inspirations pendant toute la durée du festival. Les morceaux du mur seront ensuite donnés à des musées européens.
>>> En attendant de rentrer dans le vif du sujet avec la programmation de mercredi. Voici un portfolio réalisé en pleine déambulation sur nos deux roues pour vous donner un aperçu de la faune et de l'ambiance locale :





15.08.09 17:29:21,
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