Le blog à Pat


A KIND OF DISCOTEK

A MAN & A MACHINE vol.3 (Cd2)

par pat shanga

 

 

 

# Warm Side

 

 

< 01 >>  suicide « Diamond, fur Coat, champagne  »

 

 


 

Plus chaud, plus glamour, « Diamonds » est une croonerie electro-disco où Vega affirme toute sa superbe en déclinant les valeurs bling bling du yuppisme américain.

 

 

 

 

 

 

< 02 >>  cabaret voltaire « warm »

 

 

 

 

 

Originaire de Sheffield, bastion sidérurgique du Nord de l’Angleterre, Cabaret Voltaire est composé de Richard H. Kirk et Stephen Mallinder. Empruntant son nom au café dadaïste de Zurich (1916), ce duo électronique s’inscrit dans la mouvance Cold Wave industrielle à l’instar d’autres groupes british comme SPK, Throbbing Gristle ou Test Department. Très actif entre 1978 et 1986, Cabaret Voltaire signe de nombreux albums et maxis qui résonnent comme de véritables manifestes politiques et artistiques.

Warm préfigure tout le son dance électronique, à la fois minimaliste, complexe et orgasmique, qui déferlera en Angleterre à l’aube des nineties, sous l’oriflamme des Rave Parties.

 

Révérés par la scène électronique actuelle, les deux protagonistes de Cabaret Voltaire, désormais séparés, s’affichent aujourd’hui dans de très rares prestations de Vjaying ou Djaying.

 

  

 

 

 

 

< 03 >>  OMD « Bunker soldiers »

 

 

 

 

 

Dansant et dynamique, Bunker Soldiers s’inscrit dans la veine synthétique et enjouée des débuts (« Electricity », « No Lege »…).  Of All The Things We’ve Made est extrait de  l’album – éponyme - le plus expérimental d’OMD (sous-titré « A Cyberspace Tribute to OMD ») qui mixe sons digitaux et samples radio. Une pure merveille d’électro-pop mélancolique où une guitare chorus se fond sur un piano intimiste et larmoyant.

 

 

 

 

 

 

< 04 >>  drinking electricity « discord dance » (1982)

 

 

 

 

Trio post punk d’Edimbourg composé d’Anne-Marie Heighway (voix), David Rome (guitare, voix) et Paul Edgley (basse). Ce n’est pas par hasard si leur premier single fut une cover d’un des plus grands titres du rock : Shake Some Action, des légendaires Flamin’Groovies. Un hymne à l’action scandé plus tard par les punks. Mettant en application cette volonté d’agir, le trio écossais créera son propre label au nom évocateur « Survival Records » qui deviendra un des labels référents de la minimal techno des années 80 avec des artistes comme Richard Bone ou Tik and Tok.

 

Simplicité des mélodies et des lignes musicales, séquences épurées, les bottines noires peuvent frémir à nouveau sous les pantalons straight. Le sentier du rebelle mène à la piste de danse. Impossible de résister à la flamboyance pop-disco de cette Discord Dance contenue sur le premier et unique album de Drinking Electricity. Collector.

 

 

 

 

 

 

< 05 >>  chris & cosey « driving blind » (1984)

 

 

 

 

Emanation de Throbbing Gristle formé à Londres en 1981 composé d’un homme au nom d’espion - Chris Carter - et d’une femme aux yeux bleus immenses dont le nom est inspiré d’un opéra de Mozart « Cosi fan tutte » (Elles font toutes ainsi). Cosey Fanny Tutti quant à elle, ne fait rien comme les autres. Artiste polymorphe, transgressive et radicale, son art est sa vie et sa vie est son art.

 

Annie Lennox, Dave Stewart et le génial Robert Wyatt (Soft Machine) ont collaboré avec ces pionniers de l’électro-pop moderne et de la glaciation des sentiments. Un Soft Cell version hétéro-sado-maso.

 

 

 

 

 

 

 

 

< 06 >>  E.M.A.K. (elektronische musik aus koln)« film music » (1982)

 

 

 

Ce collectif fondé en 1981 autour de Matthias Becker et de son petit studio 8-pistes, se mue en un label qui va éditer les morceaux de l’E.M.A.K..

Ces artistes underground sont aujourd'hui considérés comme un chaînon entre la scène Allemande des années 70 et des groupes comme Tangerine Dream et l’Electro-Pop.

 

Les membres composant tous séparément, E.M.A.K. explore différents genres musicaux dans une totale indépendance vis-à-vis des modes.

 

 

 

 

 

 

 

 

< 07 >>  neu « dänzig » (1986)

 

 

 

 

Illustre groupe de rock allemand issu d’une scission de la première formation de Kraftwerk, Neu! fût particulièrement actif entre 1971 et 1975. Dans Neu! à l’inverse du futur Kraftwerk les bruits des machines sont faits par l’homme. Frappe hypnotique de Klaus Dinger à la batterie sur laquelle Michael Rother pose ses boucles de guitares séquentielles et ses envolées. Une musique véritablement expérimentale et futuriste fusionnant toutes les avant-gardes, adulée par les punks mais également idolâtrée par les pionniers de la musique électronique et industrielle. Définitivement inclassable…

Dänzig est une ode électro-pop dansante, incroyablement enjouée, qui devait faire partie du dernier album du groupe, enregistré en 1986 mais qui sortit plus de vingt ans plus tard, lorsque la mort de Klaus Dinger (2008) mit fin à une bataille judiciaire sans précédent opposant les membres du groupe au sujet de leurs droits d’auteur. 

 

 

 

 

 

 

 

< 08 >>  indoor life « voodoo » (1981)

 

 

 

 

 

Formé en 1980, Indoor Life se fait connaître en évoluant dans la scène musicale avant-gardiste de San Francisco, animée principalement par les protagonistes du label Ralph Records (The Residents, Snakefinger, Tuxedomoon). Issus aussi du monde de l’art contemporain, les quatre membres du groupe décident de bousculer les codes en réduisant à néant le rôle de la guitare. Joe Sabella électronifie sa batterie et ses percussions ethniques, J.A Deane joue du trombone traité par des effets électroniques, et Bob Heffnar privilégie une basse fretless. Quant à Jorge Socarras, son approche du chant s’apparente à celle, obsédante et incantatoire, des gourous en transe.

Le titre Voodoo est la quintessence du langage musical singulier d’Indoor Life. Un long manifeste électro-dada de treize minutes où la voix de Jorge, fragile et envoûtante, à la limite de l’asphyxie, est transcendée par une rythmique élastique et des coups de cuivre déchaîné en rut. L’extase absolue.

 

 

 

Indoor Life - Voodoo by CelluloidRecords

 

 

 

 

 

 

 

< 09 >>  los microwaves « tv in my eye » (1981)

 

 

 

 

Des intonations de voix qui ne sont pas sans rappeler celles de B 52, de DEVO ou encore de Wall of Voodoo. Dissonances, bruits, fusion techno-punk et désarticulation du corps sur la piste de danse sont leur marque de fabrique.

 

Un groupe culte pour les groupes cultes. Un No Future version post punk ou new wave déjantée et des interrogations comme « Y’a-t-il une vie après le petit déjeuner ? ».

 

Dans l’enthousiasme économique des années 80, Los Microwaves ne voient qu’abrutissement des masses, aliénation par le travail et vies qui se consument à consommer.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

< 10 >>  the flying lizards  « steam away » (1981)

 

 

 

 

Sous la houlette du producteur et ingénieur du son David Cunningham, le combo anglais électro-barjot The Flying Lizards se forme en 1979 autour d’un line-up à géométrie variable composé de Steve Beresford et David Toop pour la musique et de Patti Palladin, Deborah Evans et Vivien Goldman pour les voix.

Les deux premiers albums du groupe, l’éponyme The Flying Lizards (1979) et Fourth Wall (1980) affichent le même concept : un délicieux mélange de covers, de standards du rock et de la soul (Money, Summertime Blues d’Eddie Cochran, Move on up de Curtis Mayfield, etc…) et de titres originaux à dominante minimaliste et robotique.

 

Extrait du deuxième opus, Steam away est un instrumental entre bruitisme jovial et groove discoïd. The Flying Lizards se crashent en 1984.

 

 

 

 

 

 

 

 

< 11 >>  Bene gesserit  « kidnapping » (1982)

 

 

 

 

Leur nom est un emprunt à l’ordre Bene Gesserit des cycles de romans Dune de Frank Herbert. Leur line-up est un couple à la ville comme à la scène : B.Ghola alias Alain Neffe (musique) et Benedict G., alias Nadine Bal (voix).

 

Leur style est singulier, inimitable : une electro-pop ludique et spontanée, laissant une grande place à l’improvisation et à l’humour, fabriquée à partir de petits synthés casios et de jouets.

Joyeux et dansant, Kidnapping s’inscrit dans la mouvance electro-hip-hop smurfisante new-yorkaise. C’est du Tom Tom Club au pays de la Leffe. BeNe GeSSeRiT est sans conteste une des grandes découvertes de ce troisième volume.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

< 12 >>  the dance  « looking for the world » (1982)

 

 

 

 

 

James White, devenu à la scène James Chance, avait décloisonné à la hache avec un titre comme « Contort Yourself », fusionnant No Wave/Funk/Free Jazz et Dance. Cette fusion ouvrira la voie à d’autres artistes et The Dance en fait incontestablement partie. Une chanteuse ultra-sexy, des rythmes provenant de différents genres musicaux, l’heure est à nouveau venue de se contorsionner sur la piste de danse.

 

Looking for the World fait partie de la bande son du film de Claire Danhier sur la No Wave,  « Blank City ».

 

 

 

 

 

 

 

< 13 >>  yukihiro takahashi  « taxman » (1994)

 

 

 

 

A la fin des années 70, le pays du soleil levant dévore économiquement l’hypermarché mondial en l’inondant d’électronique de loisirs.

A la froideur teutonne d’un Kraftwerk où les hommes deviennent des machines vient s’opposer une cinglante réponse japonaise : Yellow Magic Orchestra, réponse du pays de la technologie où les hommes aiment les machines.

 

De ce groupe émergera le génial Ryūichi Sakamoto mais également Yukihiro Takahashi qui nous rappelle ici son amour pour les Beatles. Cover de George Harisson, Taxman est publié sur l’album Mr YT en 1994.

 

 !! pas de video - ni lien pour le titre "taxman", alors un petit titre de 1985 >> walk to the beat

 

 

 

 

 

 

 

< 14 >>  the android sisters  « robots are coming » (1984)

 

 

 

 

 

Au début des années 80, des millions de personnes aux USA écoutent un petit feuilleton radiophonique de trois minutes diffusé quand les gens vont ou reviennent du travail. Ruby: Adventures of A Galactic Gumshoe est produit par une organisation à but non lucratif créée par Tom Lopez dont le but affiché est d’éveiller la conscience des auditeurs à travers un moment de divertissement laissant de vraies questions à méditer. Ruby sera diffusé dans plus de vingt-trois pays. Les Androïd Sisters, créatures musicales de Tom Lopez et Tim Clark, sont allées chercher leur nom dans la nouvelle de Philipp K. Dick qui inspira Blade Runner.

 

Les Android Sisters sont aussi avant-gardistes qu’une Laurie Anderson qui ne se serait pas prise au sérieux tout en délivrant une intelligente critique sociale. Star Trek épouse Groucho Marx. Avec Robots Are Coming, laissez-vous emmener par une des plus belles intro de la musique électronique. Un chaînon manquant entre Kraftwerk et Yellow Magic Orchestra.

 

 

 

 

 

 

 

 

< 15 >>  moebius & plank  « nordÖstliches gefühl » (1981)

 

 

 

Conny Plank, mentor de Kraftwerk, et de Dieter Moebius, le co-fondateur de Kluster. L’apport de Conny Plank à la production musicale est colossal. Chef d’orchestre du studio capable de faire dialoguer les machines en intervenant manuellement de manière musicale. Bowie, Eno, Echo & the Bunnymen, Les Rita Mitsouko, Einstürzende Neubauten, Ástor Piazzolla, The Damned, Psychotic Tanks, DAF et Nina Hagen pour n’en citer que quelques uns feront appel à ses services. La musique de Moebius & Plank, joyau intemporel, atteint le sublime par son génie technologique absolu. Conny Plank est mort en 1987 à l’âge de quarante-quatre ans. Dieter Moebius continue sa carrière en solo.

 

 

A MAN & A MACHINE vol.3

par pat shanga

 

«If you walk down the street, you can hear a symphony if you listen enough to capture it»  Kraftwerk

 

 

 

# Cold Side

 

 << 01 >>  RENÉ HALKETT, DAVID J « Armour »

 

 

 

Alors tout jeune bassiste post-pubère du groupe gothique qui déferle sur la perfide Albion, Bauhaus, David Jay a l’idée géniale de contacter le peintre et poète René Halkett, l’un des derniers survivants du mouvement viennois des années 20 et 30.

 

Armé d’un petit magnétophone à cassettes, il enregistre le chantre octogénaire dans son cottage du Cornwell - où il s‘est exilé depuis la seconde guerre mondiale - qui déclame quelques poésies d’une voix chevrotante.

En studio, David Jay mixe les élégies d’Halkett avec une boîte à rythmes minimaliste et une guitare aigrelette et mélodieuse. Le résultat est saisissant, digne des plus beaux « Spoken Words » de William Burroughs ou d’Allen Ginsberg. Publié en 1981 sur le label 4AD, « Armour » sera un des deux titres du premier single de la longue carrière solo de ce bassiste incomparable partagé entre Bauhaus et Love and Rockets. Prochain album de David J à venir sur le label « Le Son du Maquis » à l’automne 2011.

 

 

 

 

 

<< 02 >>   SUICIDE   «  Mr Ray  »

 

Suicide, c’est avant tout la rencontre en 1969 de deux démiurges new-yorkais : Alan Vega, sculpteur et galeriste d’art et Martin Rev, jeune pianiste passionné de jazz, déjà lassé de ses expériences de big band.

Fan d’Elvis Presley et de Gene Vincent mais aussi de Silver Apples et de Can, le duo décide d’inventer un nouveau langage musical combinant l’énergie primaire du rock’n roll avec la froideur sophistiquée des machines naissantes. Un concept inédit et intello qui conduit le combo à vivre quelques bonnes années de galère : démos refusées, concerts miteux, publics hostiles. Il faudra la clairvoyance de Marty Thau, l’ancien manager des New York Dolls qui décide de financer le premier album éponyme de Suicide. Sorti en 1977, c’est un électrochoc, un OVNI, un opus cold et radical, qui est conspué et incompris par une presse et un public galvanisé par l’effervescence punk. 

Découragés mais toujours enragés Martin Rev et Alan Vega convainquent leur vieil acolyte Rick Ocasek (The Cars) de les produire sur le label franco-américain esthète et émergent ZE Records (Michael Zilka et Michel Esteban).


C’est un nouveau chef d’œuvre. Dix titres, dix pièces maîtresses où figurent Mr Ray et Diamonds, Fur Coat, Champagne. Dans le premier track on retrouve, sur les tourneries syncopées de Martin Rev, la fougue rockabilly d’Alan Vega qui s’autorise même quelques mots en français (« Tu vois rien, Tu crois quoi » ) souvenirs d’une rupture violente avec une parisienne, pour conclure par un long cri orgastique définitif (« Good Bye !!! »). 

Plus chaud, plus glamour, « Diamonds » est une croonerie electro-disco où Vega affirme toute sa superbe en déclinant les valeurs bling bling du yuppisme américain.

Quarante ans après sa création le duo éternel joue aujourd‘hui exclusivement ses deux premiers albums sur scène. La presse et le public désormais transgénérationnel l’ont bien dans le culte!

 

 

 

 

 

 

 

 << 03 >>  WIRE « Ambicious »

 

 

 

 

 

 

D’obédience punk à ses débuts avec le mythique album Pink Flag (1977), ce groupe britannique s’oriente vers un son beaucoup plus complexe, plus structuré avec une plus grande utilisation des synthétiseurs. Lyrique et obscur, le style Wire est né. Il atteint ses sommets avec les deux opus suivants « Chairs Missing » (1978) et 154 (1979).

 

Après quelques années marquées par diverses aventures solitaires et collaborations avec d’autres groupes (Dome, The Emo Diet)  les quatre Docteurs Mabuse du son post-punk se retrouvent et signent un album que l’on peut considérer comme un chef d’œuvre : « The Ideal Copy ». A propos de celui-ci un critique anglais écrira « c’est du New Order en robe de bure ».

 

Ambitious en est l’exemple parfait. Rythmiques percutantes, synthés dynamiques aux effets multiples et inédits et surtout les deux voix, à la fois chaudes et froides, de Colin Newman et Graham Lewis qui se renvoient des « Are you hot ?» comme deux pasteurs anglicans surexcités. 

 

Une extase.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  << 04 >>   DAMON EDGE  «   Alliance of Hearts  »

 

 

Cofondateur avec Helios Creed du combo punk australien Chrome, Damon Edge (alias Thomas Edward Wisse) entame à partir de 1985 une carrière solo. Sur son premier album Alliance - considéré comme le meilleur de sa discographie - d’où est extrait le présent titre, il élabore une musique plus synthétique qui mixe rythmiques froides et synthés sombres et envoûtants, le tout sublimé par une voix de crooner shamanique dégénéré.

Marié à la chanteuse française Fabienne Shine (Shakin’ street), Damon Edge meurt en 1995  d’une crise cardiaque dans son appartement de Los Angeles à l’âge de 46 ans.

 

 

 

 

 

 

<< 05 >>   DARK DAY  «  Arp's Carpet  »

Robin Crutchfield est le fondateur avec Arto Lindsay du groupe DNA, figure de proue de la No Wave qui enflamma New York et fut immortalisé par Brian Eno dans l’album No New York qui réunissait également James Chance, Lydia Lunch et Mars.

DNA exprimait la lutte du chaos contre l’ordre. Aux éclats radicaux incontrôlés et à l’explosion d’émotions générés par Arto Lindsay, Robin Crutchfield opposait une froideur émotionnelle commandée.

Désireux de prendre une direction plus personnelle, Robin Crutchfield, fils maudit de la No Wave, finit par se réunir avec lui-même pour fonder Dark Day.

 

 

 

 

 

 

 

<< 06 >>  THE ACTOR   «  Gentlemen & Pettycoats  »

Au début des années 80, on n’enregistre plus au studio mais chez soi.

De cette nouvelle façon de faire surgira un groupe néerlandais, The Actor. Véritables Gatsby de l’Electro-Pop minimaliste, chez qui l’élégance se marie à la superficialité et devient mode de vie.

 

 

 

From album "Exploded View", 1982.

 

 

 

 

 

<< 07 >>  THROBBING GRISTLE  «  United »

Exista-t-il un jour groupe plus subversif que TG ? Pas sûr… Avec eux, le disque sort de l’industrie des loisirs. Indépendance totale, utilisation de jeux de pistes à travers Londres pour se rendre à leurs concerts. Projection de scènes de castrations, de camps de concentration, performance extrême matinée d’infrasons, utilisation de bandes magnétiques pour obliger le spectateur à soutenir l’insoutenable. Genesis P-Orridge, le leader non proclamé ira jusqu’à la modification corporelle avec sa femme dans le but de devenir deux parties d’un nouvel être.

United est l’unique hit que ces pionniers de la musique industrielle ont composé et évoque déjà le désespoir fusionnel  sur fond minimaliste et boîte à rythme première génération.

Eblouissant, pandrogynique avant l’heure…classé X et Y...

 

 

 

 

 

 

 

<< 08 >>  THOMAS LEER «  Tight as a Drum  »

Influencé par Can et la scène Krautrock allemande, Thomas Leer est ami de Robert Rental avec qui il partage cette passion pour cette musique. Avec Thomas Leer, nous passons du Home Studio au Bedroom enregistrement.

Morceaux instrumentaux ou voix discrète pour ne pas réveiller sa petite amie qui dort dans le lit. Le dandy définitif de l’After-Punk.  

 

 

 

 

 

 

 

`<< 09 >>  HUMAN FLESH  «  Every Ill Man »


 

Human Flesh est un groupe conceptuel à géométrie et langues variables animé par le sémillant et polymorphe artiste belge Alain Neffe.  Pour le titre Every Ill Man, publié sur l’album « The 35th Human Attempt », ce dernier a collaboré avec la chanteuse américaine Deborah Jaffe qui s’est enregistrée dans sa cuisine sur un magnéto à cassettes. Un an plus tard, Alain Neffe le touche-à-tout mixe l’affaire. Ambiance cold, voix lancinante et souterraine qui scande plus qu’elle ne chante, percus et synthés minimalistes appuyés par une basse obsédante. Une vraie réussite. Sir Neffe peut trôner dans sa chair.

 

 

 

 

 

 

 

<< 10 >>  CAROL  « Breakdow  »

Carol, chanteuse underground belge, promène sa beauté mélancolique auréolée de mystère et son ennui délicieusement moderne sur fond de minimal synthétique. 

Sur Breakdown, elle est accompagnée par Snowy Red, figure légendaire du punk (Chainsaw) et de la cold wave Belge. Un classique inoubliable, entre Cold Wave et New Beat… A mettre au coffre. Snowy Red, de son vrai nom Marcel Thiel, est décédé en 2009 à l’age de 52 ans. L’intégrale de son œuvre  période new-wave (cinq albums) est rééditée en automne 2011 par le label Onder Stroom.

 

 

 

 

 

 

 

<< 11 >>  ALESIA COSMOS  «  The Last Line  »

Alesia Cosmos est un groupe français difficilement classable fondé en 1981 à Strasbourg par Bruno de Chénerilles (chant/guitares/claviers), Pascal Holtzer (chant/guitares/claviers) et Marie-Berthe Servier (chant). A l’époque où boîtes à rythme et musique électronique semblent  condamner à remplir les Dance Floors avec des paroles minimalistes, Alesia Cosmos est plus qu’une simple curiosité, c’est un projet artistique ambitieux sans concession…The Last Line sert une ode au vin rouge opposant la voix locale aux synthés mondialisés. Un Kas Product version Lenny Bruce.

 

 

 

 

 

 

 

 

 << 12 >>  SUBJECT « I See You »

Subject se distingue par la brièveté de sa carrière (deux ans d’existence 1982-83) et la rareté de ses productions, quelques titres sur le label DIA (Direct Impact Associés). Composé de Mireille Brunello (chant), Daniel  Malempré (basse, guitare) et du prolixe Alain Neffe (boîte à rythme, synthé) ce combo belge s’illustre dans une veine synthéfunk sombre et complexe à la production soignée et inventive malgré la précarité de ses moyens. Elu meilleur titre electro-pop en 1982 pour l’institutionnel magazine wallon Télé Moustique.

I see you est le titre phare de l’éphémère aventure Subject. Découvrez ce petit bijou trois décennies plus tard.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

<< 13 >>  BeNe GeSSeRiT  « Tonight »

Leur nom est un emprunt à l’ordre Bene Gesserit des cycles de romans Dune de Frank Herbert. Leur line-up est un couple à la ville comme à la scène : B.Ghola alias Alain Neffe (musique) et Benedict G., alias Nadine Bal (voix).

Leur style est singulier, inimitable : une electro-pop ludique et spontanée, laissant une grande place à l’improvisation et à l’humour, fabriquée à partir de petits synthés casios et de jouets.

Tonight est une invitation à une electro-party dans un squatt du bouillonnant Bruxelles des early eighties. Boîtes à rythme sautillantes en fusion avec des toys déchaînés et Benedict G en pleine forme : plus fun que Nina Hagen, plus sexy que Lio.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

<< 14 >>  MICHAEL ROTHER  « Feuerland »

Il est co-fondateur de Neu! en 1971, avec Klaus Dinger. Tous deux font brièvement partie de Kraftwerk à la même époque, avec Florian Schneider mais sans Ralf Hütter. Michael Rother est l’un des rares guitaristes à avoir réussi à oublier Jimmy Hendrix pour créer sa propre voie. Sa virtuosité est telle qu’il faut le classer non pas comme un grand musicien mais comme un grand compositeur. Le Bach du rock expérimental.

Il est assisté sur ce morceau par Jaki Leibzeit, le légendaire batteur de Can, surnommé le métronome humain.

 

 

 

 

 

 

 

 

<< 15 >>  MOEBIUS & PLANK  « News »

Rencontre de Conny Plank, mentor de Kraftwerk, et de Dieter Moebius, le co-fondateur de Kluster. L’apport de Conny Plank à la production musicale est colossal. Chef d’orchestre du studio capable de faire dialoguer les machines en intervenant manuellement de manière musicale. Bowie, Eno, Echo & the Bunnymen, Les Rita Mitsouko, Einstürzende Neubauten, Ástor Piazzolla, The Damned, Psychotic Tanks, DAF et Nina Hagen pour n’en citer que quelques uns feront appel à ses services. La musique de Moebius & Plank, joyau intemporel, atteint le sublime par son génie technologique absolu. Conny Plank est mort en 1987 à l’âge de quarante-quatre ans. Dieter Moebius continue sa carrière en solo. Ses deux dernières productions (Kram et Ding) sont sorties chez Klangbad/Le Son du Maquis.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

<< 16 >>  IRON CURTAIN  « Love Can Never Die »

Joyau confidentiel de la scène de Los Angeles (1982-1988) emmené par Steve Fields. Nulle volonté d’être célèbre ou de gagner de l’argent pour ce groupe rendu culte par l’édition de minis disques autoproduits en petite quantité. Shamanisme intergalactique et  hypnotique mariant mini moog et djembe dont le but avoué est de modifier l’état de conscience de l’auditeur en s’adressant à son cœur par la musique.

Simplicité des chansons, froideur des tonalités, une musique qui s’insinue en nous.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

<< 17 >>  OMD  « Of All The Things We’ve Made »

Orchestral Manoeuvres in the Dark est créé en 1978 par deux amis, amateurs de musique électronique : Paul Humphreys (claviers, chant) accompagné par Andy McCluskey (guitare, basse).

Avec eux, la musique électronique sort de la sphère expérimentale. Les mélodies sont tellement maîtrisées qu’OMD se fait rapidement remarquer par la maison de disques Factory Records. Le titre « Enola Gay » est un tube planétaire qui restera dans le top 10 des meilleures ventes de singles de nombreux pays. 

Ils enchaîneront les hits « Souvenir », « If you leave », « Are friends electric ? ». 

Avec ses mélodies ciselées au cordeau, le dansant et dynamique Bunker Soldiers s’inscrit dans la veine synthétique et enjouée des débuts (« Electricity », « No Lege »…).  Of All The Things We’ve Made est extrait de  l’album – éponyme - le plus expérimental d’OMD (sous-titré « A Cyberspace Tribute to OMD ») qui mixe sons digitaux et samples radios. Une pure merveille d’électro-pop mélancolique où une guitare chorus se fond sur un piano intimiste et larmoyant.

 

 

 

MODE IDÉALE

par pat shanga

 

 

 

// Séduction éléctronique

 

 

 

 # MODERNE

 

 

 

 

Moderne est un groupe Français fondée en 1979 à Tours

Pour le premier album "Moderne" en 1980, le groupe est formé de Gérard Lévy (compositeur et producteur), Thierry Teyssou (textes et producteur), Bernard Guimond (chanteur) et Patrick Millerioux (Artist vidéaste)

 

 

 

>> moderne  "Vers l'Est"  1980 (Arabella)

 

 

 

 

 

Pour leur deuxième album "L'espionne aimait la musique" en 1981, Bernard Guimond est remplacé par Dominique Marchetti.

 

 

 

 

>> moderne  "Switch on Bach"  1981 (Arabella)

 

 

 

 

>> moderne  "Jodo-O-Dojo"  1981 (Arabella)

 

 

 

 

>> moderne  "Jodo-O-Dojo"  1981 (Arabella)

 

 

 

 

 

 

 

 

Globoïd

par pat shanga

 

 

 

 

// Sensibilité mécanique

 

 

 

 # MECANO

 

©Kees Tabak

 

Mecano est un groupe hollandais. Aux coeurs d'Amsterdam, Dick Polak, un intellectuel peintre crée un groupe punk.

Il recrute deux guitaristes Corrie Bolten et Pieter Kooyman, un batteur Tom Lebbink et un bassiste Théo Bolten (frère de Corrie).

La critique est unanime en Europe et aux Etats-Unis.

 

"Dès le début, Mecano a été bien plus qu'un simple groupe de rock. Il s'agissait davantage d'un concept total, basé autant sur la peinture et la littérature que sur la musique.

Avec toile de fond le surréalisme, l'influence de Majakowsky, les années 20 et 30, le groupe d'André Breton et Paul Éluard, la poésis.." Dick Polak

 

Le groupe se sépare rapidement après deux concerts mythiques au Gibus en 1981.

Dick en profite pour faire de la peinture, du son et participe à la réalisation du deuxième disque de Minimal Compact avec Marc Hollander de Crammed Discs!

 

www.mecano.ws

 

 

 

>> mecano  "Robespierre Re-Marx"  1983 (Divine)

 

Dick évoque la révolution française dans les deux titres de ce 45 tours.

 

 

 

 

En février 82, il décide de remonter Mecano le temps d'un disque. Il en assurera la batterie, Tom Lebink étant devenu chanteur satirique aux Pays-Bas.

 

 

 

 

 

 

// Oriental Wave Rock

 

 

# MINIMAL COMPACT

 

 

Minimal Compact est un groupe formé à Tel-Aviv, en 1981, par Malka Spigel (Bassite et chanteuse), Samy Birnbach (Chanteur et parolier) et Berry Sakharof ( guitariste et chanteur). Tres vite, ils s'installe à Amsterdam.

 

Ils seront rejoint en 82 par Max Franken (Batteur) et en 84 par Rami Fortis (guitariste et chanteur).

 

Ce sont les premiers artistes signé chez Crammed Discs.

Ils mélangent le punk rock, le funk et leurs influences orientales natales..

 

 

 

 

 

>> Minimal Compact  "Statik Dancin' "  1981 (Crammed Discs)

 

 

 

 

 

Samy Birnbach n'est autre actuellement que Dj Morpheus

Ici avec les The Penelopes

 

 

 

 

 

 

Minimal Compact Story dans Tracks/Arte 

 

 

 

Dressed in Black #2

par pat shanga

 

 

 

///   Black Yamaha Soundz  

 

Un moteur dans son Computer extravagant

 

 


# LA CHATTE

 

 >> La Chatte  "Bastet"  2010 (Born Bad Record)

 



 

 

Groupe formé par Vava DUDU en 2003 à Paris. Ils sont trois ! 3 Artistes !

Vava Dudu (Chant) // artiste multidisciplinaire ... designer et créatrice hors norme .... cuisse Hard ... mais pas pareil !!

Stephane Argillet Aka  Stereovoid (Electronic & Keyboards) // musicien, créateur de sons et d'images membre du collectif France Fiction

et Nikolu (Guitare) // musicien Polymorphe

 

 

 

 


 

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>> Videos

 

La Chatte / PRELUDE by Thomas Cap de ville from La Chatte on Vimeo.

 

 

La Chatte / RIEN by Thomas Cap de ville from La Chatte on Vimeo.

 

 

La Chatte / Cosmique Cosmétique from Tsunami-Addiction on Vimeo.


 

>> l'album CD "Bastet" 2010 Tsunami-Addiction


lachattemusic.com

 

 

 

 

# FAT TRUCKERS

 

 

 >> Fat Truckers  "Superbike"  2003 (Roadtrain Recordings)

 



 

 

Groupe de sheffield formé par Ben Rymer, Mark Hudson et Ross Orton (qui a collabaré avec M.I.A. pour son album Arular)

ils utilisent leurs synthés comme des guitares.

"ils ont fait ingurgiter quarante ans de rock à leurs robots, les coiffant avec des bananes, remplaçant l'huile par de la gomina"  les inrocks

 

 

 

 

 

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