Accordéon & Accordéonistes


La photo du lundi : Pas de mariage sans accordéon…Enfin avant

par Philippe Krümm


 
Trois photos. Des classiques du mariage. La photo souvenir avec la présence du musicien. Ici, des accordéonistes, mais dans de nombreux clichés ce sont des bois, des cuivres, des violons, des vielles ou des cornemuses…Des instruments capables de jouer les airs à la mode. Ce sont toujours des documents attachants. Sur une l’accordéoniste prend la pose avec son Ranco Luigi .Sur la deuxième encore un Ranco Luigi, mais la surprise, l’accordéoniste est gaucher ! Et pour la troisième un duo, deux bérets, un Paolo Soprani et un Maugein frères…Vive le mariage …Au moins pour la musique et le son des accordéons à l’époque ou la boite a frissons était dans la vie de tous les jours des habitants des provinces de France.

La photo du lundi : y a pas que l’accordéon qui soit doué de l’expression… Le violon aussi !

par Philippe Krümm


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Ce lundi, un hommage au violon et aux violoneux avec une bien belle vidéo « des violons en sabots » (de Daniel Mauvignier, Emile Navarro, Jean-Claude Brisson, Francis Lapeyre et Françoise Mazérat, produit par les films de la Clape) ou l’on voit en pleines actions Jean Chastagnol, Léon Peyrat et Joseph Perrier, trois grands inspirateurs du style des joueurs de violons d’auvergne et du limousin d’aujourd’hui…J’aime les commentaires et la voix un peu désuète mais au combien fières de Madame Antoinette Cougnoux

Du collectage à consommer sans aucune modération ah ! quand la nostalgie est belle…

 

Merci à Michel Colleu

La photo du lundi : Bonjour Monsieur André Dartois

par Philippe Krümm


 
Ce lundi, je serai un peu bref pour cause de nombreux déplacements… Alors juste un beau portait.
Comme j’aime à le dire au long des colonnes de mon blog, j’adore trouver des photos, au hazard de mes déplacements chez les brocanteurs. Portraits souvent réalisées en studio par des photographes locaux. Une belle preuve de la fierté des musiciens de maîtriser le bel accordéon. Ici André Dartois pose avec un beau 3 rangs Cooperativa à Vercelli. Qui étais-tu Monsieur André…

La photo du lundi : Quand les amateurs animent la fête.

par Philippe Krümm


 
 
J’aime les photos d’orchestres trouvées au hasard des fouilles dans les brocantes. Ce lundi voilà un beau quintet ! Quels genres de musiques jouait-il ? Était il bon ?
Sur ce tout petit podium certainement dans un restaurant possédant une belle salle autorisée pour la danse, cinq musiciens : De gauche à droite une femme armée d’une paire de gros maracas – Peut-être était elle aussi chanteuse – Mais le fait d’avoir des percussions exotiques semble indiquer que le répertoire comportait des mambos, des sambas…Après, un batteur avec une caisse claire, une très grosse-caisse, wood-block et quelques cymbales. L’accordéoniste, petite lunette ronde, coiffure en pétard faisait résonner un « frères » Crosio, belle époque, 4 rangs. Puis les accompagnateurs, pour la pompe : un guitariste avec sa guitare classique montée cordes métales ! L’orchestre est éclairé par une jeune femme brune au banjo guitare… Pas de partitions…(Peut être retirées pour la photo) et le podium est décoré de fleurs..Les mariés ne sont plus loin. La fête peut commencer.

La zone : Orchestre musette de femmes japonaises

par Philippe Krümm

Elle sont fans de musette, ne parlent pas Français. Elles animent un bar a Okinawa !!!! Et elle sont en concert a Paris un moment unique et original à ne pas manquer....

Ti Coca & Wanga-Nègès en concert....

par Philippe Krümm

 photo Pascale Jaunay

 

Troubadours d’Haïti
Une belle façon de ne pas oublier Haïti...
« Ti-Coca & Wanga Nègès » se distinguent parmi les rares musiciens professionnels qui s’inscrivent dans la tradition des troubadours, petits ensembles aux instruments acoustiques dont les compositions constituent une chronique douce et amère de la société. Les groupes troubadours se caractérisent d’abord par une instrumentation particulière, totalement acoustique, qui
comporte le plus souvent : guitare ou banjo, accordéon, tambour, graj et maracas, contrebasse ou manoumba. Ils officient habituellement lors des fêtes patronales, au bord des plages ou dans les restaurants.
En 1976, le groupe « Ti-Coca & Wanga Nègès » se constitue autour du chanteur David Mettelus « Ti-Coca », en intégrant des musiciens qui, pour la plupart, évoluaient dans des formations de konpa, où ils jouaient des instruments électriques. Ensemble, ils reprennent désormais l’instrumentation et le répertoire des troubadours, dans la lignée de Ti-Paris ou autre Althiéry Dorival. Ils interprètent des morceaux issus du folklore, des chansons traditionnelles du répertoire troubadour et des morceaux konpa, auxquels Ti-Coca prête sa vivacité et le charme de sa voix éraillée. Ils composent ainsi un cocktail séduisant, une sorte de philtre d’amour, comme l’insinue le nom du groupe, « Wanga Nègès », nom créole du colibri, qui entrerait dans la préparation de magie amoureuse.

David METTELUS « Ti-Coca » : chant, Allen JUSTE : accordéon, Richard HECTOR : banjo, Wilfrid BOLANE :contrebasse, Mathieu CHERTOUTE : tambour.


12 juin - Festival Clandestino (Suède)
15 juin - Zèbre de Belleville - Paris
17+19 juin - Festival Africa Oyé - Liverpool (Angleterre)
24 juin - De Roma - Borgerhout (Belgique)
26 juin - Festival des 5 continents - Martigny (Suisse)
29 juin - Festival Musicale del Mediterraneo - Gênes (Italie) - TBC
1er juillet - Le Manège - Mons (Belgique)

Renseignements : www.accords-croises.com
 

Ruben Juarez tourne définitivement une brillante page du tango

par Philippe Krümm

 

 


 
Ruben Juarez bandonéoniste, chanteur vient de refermer définitivement son bandonéon. Né le 5 novembre 1947 à Ballesteros dans la province de Cordoba, il est décédé le 31 mai 2010 à Buenos aires .

 

Lucien Mortarelli Musette à l’italienne

par Philippe Krümm

 
Né à Parme, fils d’Antonio Mortarelli, prof de musique et accordéoniste, Lucien Mortarelli voue à son père une reconnaissance éternelle « pour (l’)avoir fait naître non pas dans un chou mais entre les soufflets de l’accordéon ».
 
Après de nombreuses années d’études, de solfège et piano, Lucien remporte plsuieurs 1er prix et coupes alors qu’il n’a pas encore 15 ans. « J’ai eu beaucoup de plaisir à étudier sur mon modèle touches piano Crosio. J’ai travaillé la technique, les accords, le style moderne et je crois avoir bien réussi. » À 18 ans, il fonde son premier orchestre, composé de six éléments et Lucien est le plus jeune d’entre eux. Il décroche des contrats dans des brasseries : Le Victor à Rouen, La Paix au Havre, Le Cintra à Nice, Le Triumph et Le Faisan à Tours, Le Paradise à Nancy… Au Normandy à Bordeaux où il officiera quinze mois, il a la grande joie de voir arriver un soir le jazzman Count Basie avec son orchestre. « Ils sont venus taper le bœuf avec nous. Ça m’a donné l’occasion d’improviser comme jamais je ne l’avais fait auparavant. »
Succès oblige, à 23 ans, Lucien embauche trois musiciens de plus dans sa formation dont un fantaisiste et sa sœur chanteuse Anita (qui, plus tard, a été engagée par les Chacha Boys et Jacques Hélian). L’ensemle se produit aux quatre coins de la France : Grand Kléber et Taverne Royale à Strasbourg, Palais de la Bire à Besançon, Trois Dauphins à Grenoble, Grand Cagé à Dijon, Élysée Palace, Royal et Boléro à Vichy ; casinos de Beaulieu-sur-Mer, Cassis (pendant huit ans), Aix-en-Provence, des Sables d’Olonne, etc. Le Globe à Paris l’engage ensuite pendant trois ans : « Il y avait un monde fou tous les jours pour nous applaudir. J’avais un répertoire énorme : classique, jazz, variétés, les tubes en vogue. Je présentais aussi des morceaux de ma composition comme “Avec toi”, “Esmeralda” ou “Heureuse rencontre”. »
 
Humour, bonne humeur et joie
Après une tournée dans une vingtaine de pays, pour accompagner des attractions et vedettes internationale,s il reçoit le diplôme et la croix d’honneur d’Officier dans l’ordre de l’éducation artistique. Il passe dans de nombreuses émissions télés, comme “Le monde de l’accordéon“, “Accordéon accordéons” et “La chance aux chansons”.
En 1962, il met sur pied à Avignon un cabaret de music-hall, L’Ambassy Club, où il se produit tous le ssoirs pendant des années avec son orchestre. Parmi les têtes d’affiche des programmes figuraient Franck Fernandel, Mouloudji, François Deguelt, Jean Constantin, Georges Ulmer, Félix Martin ou encore Henri Genès. « e suis resté directeur et propriétaire de ce lieu pendant trente ans, se souvient, ému, Lucien Mortarelli. J’y ai toujours laissé la part belle à l’humour, la bonne humeur, la joie. Pendant ces trois décennies, je n’ai jamais abandonné mon accordéon. Tout en assurant la direction, je régalais ma clientèle avec cet instrument. Ma merveilleuse épouse Margot, danseuse classique et chorégraphe, m’épaulait grâce à son sens du spectacle et du rythme. Nous avons fait travailler plus de deux mille artistes et musiciens. Toutes les vedettes qui passaient par Avignon sont venues dans mon club : Omar Sharif, Johnny Hallyday, Gilbert Bécaud, Bourvil, Francis Lopez, Charles Trenet, Fernand Raynaud, Jacques Brel, Annie Cordy, Eddie Barclay, Georges Auric, Peter Ustinov, Patrick Sébastien, Renaud et bien d’autres. »
En novembre 1997, il a participé au festival d’accordéon du Zénith à paris. Il a ambiancé le festival “Accordéoneige” aux Gets (74) à deux reprises (éditions 1996 et 1998) et donné des galas un peu partout en Europe : Allemagne, Italie, Suisse, Hollande, Russie… Plus près de nous, il a été l’invité d’honneur au festival de Tours-Mont-Louis (organisé par Jean Brun). À cette occasion, Mic Bréhin l’accompagnait avec son orchestre.
Par ailleurs, Lucien semble très fier de la réussite de sa progéniture : « Ma fille Bianca est chanteuse, danseuse et vedette de plusieurs shows télés en Espagne. Elle a été durant trois ans meneuse de revue aux Folies Bergère à Paris. Mon fils, Cyril, qui a étudié le piano, dirige actuellement un club piano bar à St-Gilles-de-la-Réunion. Le fils de mon épouse, Jimmy, est avec sa femme Sussy la vedette d’un sensationnel spectacle de music-hall au Royal Palace de Kirviller (57). » Mais ce qui motive avant tout Lucien dans la vie, « c’est de jouer dans de bons endroits, entouré d’excellents musiciens. Je continue d’ailleurs à me produire sur scène avec différentes formations ».
Dany Maurice.

 

Squashbox. Un concertina chez les Zoulous

par Philippe Krümm


 

 
 
Dans quelques jours va commencer la coupe du monde de football…En Afrique du Sud !
Alors petit clin d’œil à la culture du pays et à un vrai intrus arrivé à la fin du 19 eme siècle : le concertina.
 
Une étonnante photo prise a la fin du XIXe siècle où l’on voit 4 musiciens avec un harmonica, un concertina une flûte harmonique et un arc à bouche…
L’arrivée de la petite bois hexagonale correspond à la montée des industrie minière dès les années 1870. Le monde rural a été attiré par les salaires importants que les ouvriers recevaient dans les mines d’or. Des villes voient le jour autour de Johannesburg et la région de Kimberley. Dans ces villes peu de distractions. Des comptoirs s’ouvrent dans lesquels on peut acheter des instruments de musique principalement des guitares et des concertinas. Au départ les concertinas étaient principalement allemand et tchèque . Les prix étaient dérisoires . La grande période de vente fut la fin du 19 eme siècle. Dans les années 1950 des modèles de la marque Italienne, « Bastari » deviennent les instruments préférés . De nos jours Bastari est devenu un nom commun pour désigner l’instrument diatonique (anglo). La fermeture de la marque de Recanati pose problème dans l’approvisionnement de l’instrument qui au fil des ans était devenu un objet musical incontournable. Johnny Clegg « le Zoulou blanc » cherche actuellement la façon de réapprovisionner le pays en instrument de qualité mais bon marché. Les blancs continuant eux, à jouer du concertina, mais avec des modèles de luxe. On entend des Lachenal, jeffries, Crabb Wheatstone et plus récemment des Dipper dans les orchestre « folk » des Boers
 
Une utilisation imprévue !
Le pousser-tirer de l’instrument est devenu le moyen de rythmer la marche.
Un instrument de musique comme moyen de transport !
Johnny Clegg nous dit «  C’est un autobus, C’est un moyen de transport, il te transporte là ou tu veux aller… .C’est un instrument très physique…Si tu marche en jouant « l’isifutho »(bouton à air) te permettra d’ouvrir et de fermer l’instrument. Il faut le presser au bon moment pendant le rythme, pour te permettre de « tirer » et de « pousser » de façon à ce que, pendant que tu joues ta mélodie…Tu marches, et tes doigts jouent les notes. Et tu sais que ton petit doigt va se poser sur ce bouton en même temps que ton pied gauche se pose sur le sol. »

Quand Jo Privat swinguait avec ses potes

par Philippe Krümm

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Jean Claude Laudat est un accordéoniste passionné. En nous faisant passer cette vidéo, il nous fait également passer un grand frisson . Imaginez et regardez ce document de 4 mn ou Jo Privat, le Maître de la valse, du bal et du swing, accordéoniste au touché remarquable interprète les yeux noirs, avec comme accompagnateur : aux guitares les camarades Didier Roussin et Patrick Saussois, Michel Hanne au violon, le pianiste n’est autre que Charlie Olleg, et oui le truculent clavier de "Tournez manège"… Quand à la contrebasse je ne sais pas... Et oui ! Une petite faiblesse que vous allez rapidement combler…

 

A regarder sans modération et à diffuser à tous vos camarades.

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