| Depuis sa naissance en 1991, l’ensemble Shoghaken s’est peu à peu imposé comme l’un des meilleurs spécialistes de la tradition arménienne. Il a profité de l’effondrement de l’URSS car la disparition du credo soviétique, des traditions populaires et de leur bon usage rendait possible le retour à une interprétation musicale plus conforme à la réalité de la tradition. Pour cela, l’Arménie dispose en fait d’un immense corpus, né dans un environnement ouvert sur les voisins byzantins, persans, turcs ou russes : musiques liturgiques du 5ème siècle, oeuvres des bardes ashug (17-19èmes siècles), chants collectés par les folkloristes à la fin du 19ème siècle. Plus léger qu’il n’y paraît, Mur tan itev (“Derrière la maison”) est un chant humoristique, sans doute chanté autrefois à l’occasion du carnaval arménien. Chant : Aleksan et Hasmik Harutyunyan.
Jérôme Samuel |