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D'année en année, le détour
par les différentes régions du monde persan s'impose à tous,
agents de spectacles, producteurs phonographiques, mélomanes, et désormais
le monde entier connaît l'art du mugham azéri.
Agha Karim
Bey Nafis (1948), est l'un des meilleurs représentants de cette tradition
savante qu'il a étudiée avec des maîtres privés, à
l'abri des écoles officielles de l'époque soviétique. Poète
autant que chanteur, il a écrit plus de deux cents poèmes et en
a mis une grande partie en musique, selon les règles et les formes du mugham.
La
voix d'Agha Karim, longtemps réservée aux salles de concert de l'ex-Union
Soviétique, n'est plus étrangère en France, grâce aux
efforts du 'oudiste Marc Loopuyt. Ce dernier a fait la connaissance d'Agha Karim
en 2000 à Bakou, et l'a invité l'année suivante à
se produire en France, rencontre qui a fait l'objet d'un album, Azerbaïdjan.
Chants du Grand Caucase dont voici un extrait. Jerôme
Samuel
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