
Un décor
de fond de scène naturel et spectaculaire
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MUSIQUES SUR L'ÎLE 2000
Un reportage réalisé par Benjamin MiNiMuM
Situé
un peu à l'écart du centre ville en bordure de la Loire,
le site du festival nantais Musiques sur l'Île est un no man's land
qui chaque été depuis deux ans devient une terre d'accueil
pour les cultures du monde.
L'édition 2000 est consacrée aux musiques de l'espace lusophone.
500 ans oblige le Brésil est à l'honneur. Pour établir
cette partie de sa programmation Bertrand de Laporte, le directeur du
festival, s'est fait aider par le musicologue de Recife Carlos Sandroni.
Ensemble ils ont réuni un éventail musical brésilien
des plus riches, de ses manifestations les plus pures à ses plus
récentes métamorphoses.
Cette édition fut aussi l'occasion d'applaudir ou de découvrir
des musiques venues du Portugal et du Cap Vert. Les frères Kafala
s'étant vus refuser au dernier moment l'obtention de leurs visas,
l'Angola ne fut pas représenté.
Musiques sur l'île tient son nom de l'île Sainte Anne où
se trouve la prairie au Duc qui autrefois abritait des chantiers navals.
Vestige de cette époque, une cale couverte pouvant accueillir 5000
personnes constitue le lieu de réjouissance principal. Le fond
de scène, ouvert sur l'eau et le ciel renforce le côté
spectaculaire des concerts.
Le reste du village se compose de tentes de différentes dimensions
abritant associations, restaurateurs, artisans, une exposition d'instruments
de musique brésiliens et deux petites scènes qui durant
tout l'événement accueillirent les artistes moins connus.
La maison des hommes et des techniques jouxtant le site du festival accueillait
une exposition du photographe Michel Baulot, responsable de l'affiche
et chaque après-midi des conférences sur des thèmes
aussi divers que Jules Verne et le Brésil, Multiplicité
des religions au Brésil, les Indiens Guarani, des historiques de
la Capoira, de la samba ou le mouvement des " Sans-Terre " brésiliens
".
Le festivalier disposait ainsi d'un environnement où il put librement
déambuler une crêpe à la main, une caiprinha dans
l'autre en découvrant les joutes chantés des Repentistas,
les parades du Maracatu Estrela Brilhante ou de l'Escola do samba do Naoned,
les démonstrations des capoiristes, les ballets étonnament
joyeux de la compagnie Galindo ou les rencontres musicales improvisés
de Chão e Chinelo et Comadre Florzinha.
Après les concerts à la fermeture du site principal le Magic
Mirror ouvrait ses portes. Là, chaque soir, plusieurs djs y célébrèrent
les vertus de la danse. Afro Beat, ragga, funk, dub ou musiques Latino
tinrent éveillés les festivaliers les plus endurcis. Venus
de Nantes, Zion Gate Sound System, dj pharoah, dj romain.., de Londres
Christine Indigo ou d'Italie l'excellent Nicolas Conte les maîtres
es platines de cette programmation riche et variée attirèrent
beaucoup de monde, parfois plus que l'endroit ne pu en contenir et ce
fut l'un des succès du festival.
L'autre grand succès de Musiques sur l'île fut la qualité
de sa programmation. Pour vous la faire revivre nous avons préféré
regrouper les artistes par zones géographiques. Portugal, Cap-Vert
et Brésil.
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