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![]() Susana Baca Susana Baca Mamar Kassey Rajery Spécial dédicace Des " Musiques Métisses " d'Angoulême, Rajery (Madagascar) envoie une carte postale sonore à son amie la chanteuse comorienne Nawal (avec qui il a travaillé). Lorsqu'il a entonné cette chanson de Nawal, un grand silence s'est installé dans la salle de presse et les autres interviews se sont arrêtées. ![]() Susana Baca Susana Baca (2) Orquesta Aragon Toto la Monposina ![]() Au début, le ciel poivre et sel diffuse une facétieuse pluie gracile dont la menace n'a d'autre but que de souligner le seul point que n'ont pu dominer les impeccables organisateurs du festival des Musiques Métisses, les aléas du temps. Mais les dieux sont beaux joueurs et conscients que les rythmes et les chants qui s'élèvent leur sont finalement dédiés. Le vent se lève poussant le pollen à fertiliser les curs qui vont danser et le soleil déjà l'accompagne. Angoulême n'est pas le monde, mais lui ressemble. Si les musiciens qui, la semaine durant, vont nous accorder leurs faveurs viennent principalement d'Afrique ou des îles (de Cuba à la Guyane) chaque continent a délégué des citoyens libres et fiers de se rencontrer, de se métisser. Il serait vain ici de décrire chaque sentiment qu'ont fait naître les magiciens qui se sont succédé sur l'une des trois scènes plantées sur l'île de Bourgines, je ne m'y essayerais donc pas. Cependant je ne pourrais jamais oublier l'ensorcellement provoqué par Busi Mhlongo, la douceur de Césaria Evora, la révolution transe pacifiste des Gnawa Diffusion, la rêverie engendrée par la musique éthérée de Rajery, l'envoûtante rencontre des balafonistes de Néba Solo et des machines de Frédéric Galliano, l'inépuisable force de Femi Kuti et l'angélisme de Susana Baca. Une image me hantera longtemps, celle qu'en témoin privilégiés mes yeux ont volée en coulisse entre le dernier morceau et le rappel du formidable concert de Fémi Kuti. Sitôt éloignés des regards des spectateurs, Fémi prend son fils dans ses bras, l'installe à ses côtés sur le bord extérieur de la scène. Sa femme s'assied à leurs côtés, sa sur face à eux continue de danser dans l'obscurité du grand chapiteau, Femi tape dans les mains du petit-fils de Fela qui à peine éveillé chante et crie sa joie. Les gestes de Fémi sont vifs tendres et précis, de son corps s'élève une fumée magique qui part rejoindre la clameur du public ivre de bonheur. Benjamin MiNiMuM ![]() Retrouvez les impréssions à chaud du public ! ![]() |
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