musiques metisses
  20 mai 21 mai 23 mai 24 mai



Femi Kuti


Hier était une de ces journées où l'on rêve de se cloner. Trop de choses passionnantes en même temps.
Les 2 premiers concerts ne laissaient pas augurer de la suite. A 14h 30, les premiers spectateurs ont pu assister à une prestation sympathique de Chris Combette (Guyane) qui navigue entre reggae, folklore guyanais et variété française. 2 heures plus tard, se produisait les Bagad Café, qui tentent une fusion -pas encore tout à fait aboutie- entre Bretagne et Congo. La journée a commencé à s'accélérer avec Voukoum excellent groupe de percussions guadeloupéen. Mais en même temps, Rajery nous emmenait à travers les musiques malgaches. C'était Magnifique. Une brochette d'enfants étaient venus spontanément s'asseoir sur un coin de la scène.
Puis le soir est tombé. Sous le grand chapiteau, ça a commencé tranquille avec les polyphonies de Voavy (Madagascar) accompagnant l'accordéon de Régis Gizavo. Ensuite Boubakar Traoré (bluesman malien) est monté sur scène, vite rejoint par Habib Koité qui a ensuite continué en solo. Les 2 compères se sont retrouvés pour le final.
A 22 heures, la vie est devenue un casse tête. Sur la grande scène, Oumou Sangaré donnait un concert à son image : vivant et chaleureux. A l'espace mandigue, les nigériens de Mamar Kassey commençait leur set, et ça déménageait. L'espace accoustique, lui, décollait vers le désert marocain grâce aux Gnawas Ouled de Marrakech. Ils sont d'une intensité et d'une authenticité totale. Amazigh, (des Gnawas Diffusion) jouait avec eux, quasi incognito sous son costume traditionnel. Et pendant ce temps, les Voukoum mettaient un joyeux souk en improvisant un concert devant l'auberge de jeunesse.
A minuit, Femi est entré sur la scène du grand chapiteau. MONSIEUR Femi Kuti. Entre lui et Angoulême c'est une grande histoire d'amour puisque c'est ici qu'il fait sa première scène internationale, il y a 12 ans. C'est sans doute pourquoi il a été si généreux, s'adressant en français au public. Il nous a donné un show époustouflant, inspiré, magique…génial. Soutenu par 16 musiciens, 3 danseuses (dont sa femme), il a mis le feu dès les premières minutes. Et la nuit a basculé dans l'afro beat…

Magali Bergès





Oumou Sangare

Femi Kuti



Femi Kuti

Oumou Sangare

Habib Koité






Chris Combette
Rajery
Mamar Kassey
Vaovy et Regis Gizavo
Boubacar Traoré & Habib Koité
Habib Koite




Aujourd'hui 24 mai, A 14h30, ça démarre sur la scène acoustique avec Vaovy (joli groupe malgache) et Boubacar Traoré (le fameux bluesmann malien) que l'on a pu voir tous deux hier soir sous le grand chapiteau. A l'espace Mandingue, à 16 heures, on attend Compress 220 V (Guyane) et El Changui de Guantanamo (Cuba). Comme nous ne connaissons aucun de ses deux groupes et que nous n'avons AUCUNE idée de ce qu'ils font, nous nous ferons une joie de les découvrir. A 20h la nuit latine commencera sous le grand chapiteau avec un duo de chanteuses cubaines : Magaly Bernal (qui n'a pas un nom tellement cubain) et Estrella de La Charanga (ce qui est un nom nettement plus cubain). Puis viendra madame Susana Baca, immense chanteuse péruvienne qui défend la culture des Amériques noires (issues du mélange entre esclaves africains et indiens). Ensuite Asere (Cuba) et la chanteuse Toto la Momposina (Colombie). Et en final Orquesta Aragon, vieux routiers de la salsa .
(N'oubliez pas de télécharger votre "plug-in" real audio.)






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