|
|
Femi Kuti
Hier était une de ces journées où l'on rêve
de se cloner. Trop de choses passionnantes en même temps.
Les 2 premiers concerts ne laissaient pas augurer de la suite. A 14h 30,
les premiers spectateurs ont pu assister à une prestation sympathique
de Chris Combette (Guyane) qui navigue entre reggae, folklore guyanais
et variété française. 2 heures plus tard, se produisait
les Bagad Café, qui tentent une fusion -pas encore tout à
fait aboutie- entre Bretagne et Congo. La journée a commencé
à s'accélérer avec Voukoum excellent groupe de percussions
guadeloupéen. Mais en même temps, Rajery nous emmenait à
travers les musiques malgaches. C'était Magnifique. Une brochette
d'enfants étaient venus spontanément s'asseoir sur un coin
de la scène.
Puis le soir est tombé. Sous le grand chapiteau, ça a commencé
tranquille avec les polyphonies de Voavy (Madagascar) accompagnant l'accordéon
de Régis
Gizavo. Ensuite Boubakar
Traoré (bluesman malien) est monté sur scène,
vite rejoint par Habib Koité qui a ensuite continué en solo.
Les 2 compères se sont retrouvés pour le final.
A 22 heures, la vie est devenue un casse tête. Sur la grande scène,
Oumou Sangaré donnait un concert à son image : vivant et
chaleureux. A l'espace mandigue, les nigériens de Mamar Kassey
commençait leur set, et ça déménageait. L'espace
accoustique, lui, décollait vers le désert marocain grâce
aux Gnawas Ouled de Marrakech. Ils sont d'une intensité et d'une
authenticité totale. Amazigh, (des Gnawas Diffusion) jouait avec
eux, quasi incognito sous son costume traditionnel. Et pendant ce temps,
les Voukoum mettaient un joyeux souk en improvisant un concert devant
l'auberge de jeunesse.
A minuit, Femi est entré sur la scène du grand chapiteau.
MONSIEUR Femi
Kuti. Entre lui et Angoulême c'est une grande histoire d'amour
puisque c'est ici qu'il fait sa première scène internationale,
il y a 12 ans. C'est sans doute pourquoi il a été si généreux,
s'adressant en français au public. Il nous a donné un show
époustouflant, inspiré, magique
génial. Soutenu
par 16 musiciens, 3 danseuses (dont sa femme), il a mis le feu dès
les premières minutes. Et la nuit a basculé dans l'afro
beat
Magali Bergès
|
|

Oumou Sangare
Femi Kuti

Femi
Kuti
Oumou
Sangare
Habib
Koité


Chris Combette
Rajery
Mamar Kassey
Vaovy et Regis Gizavo
Boubacar Traoré & Habib Koité
Habib Koite

Aujourd'hui 24 mai, A 14h30, ça
démarre sur la scène acoustique avec Vaovy (joli groupe malgache) et Boubacar
Traoré (le fameux bluesmann malien) que l'on a pu voir tous deux hier soir
sous le grand chapiteau. A l'espace Mandingue, à 16 heures, on attend Compress
220 V (Guyane) et El Changui de Guantanamo (Cuba). Comme nous ne connaissons
aucun de ses deux groupes et que nous n'avons AUCUNE idée de ce qu'ils font,
nous nous ferons une joie de les découvrir. A 20h la nuit latine commencera
sous le grand chapiteau avec un duo de chanteuses cubaines : Magaly Bernal
(qui n'a pas un nom tellement cubain) et Estrella de La Charanga (ce qui
est un nom nettement plus cubain). Puis viendra madame Susana
Baca, immense chanteuse péruvienne qui défend la culture des Amériques
noires (issues du mélange entre esclaves africains et indiens). Ensuite
Asere (Cuba) et la chanteuse Toto
la Momposina (Colombie). Et en final Orquesta Aragon, vieux routiers
de la salsa .
(N'oubliez pas de télécharger votre "plug-in"
real audio.)

Retrouvez les impréssions à chaud du public !

|