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21
décembre 2001 Le
lobby du Forum Culturel de Blanc-Mesnil rempli d'une jeune classe toute
excitée de l'Ecole Paul Eluard 2 d'Aulnay, en sortie de Noël,
donne le ton bon enfant des évènements à venir. La
première destination de notre voyage musical est le Mali, en
compagnie du majestueux griot Abdoulaye Diabaté. Avant-goût
d'une pièce de théâtre qui investira ce même
forum culturel au printemps 2002, le spectacle présenté
par Abdoulaye et son groupe, habillés de costumes évoquant
une ère lointaine, s'intitule "Les Chants de la geste de
Ségou". Ces chants anciens raccontent l'histoire de Ségou,
la seconde ville du Mali et la ville natale du griot. On passe ensuite au Congo avec Elima Percussions - le combo dirigé par Maître Nono. Couronnés de plumes, alignés derrière les hauts tambours richements gravés, les percussionnistes font dialoguer leurs instruments avec une précision et une puissance de frappe impressionante. Les rythmes tribaux les plus soutenus et rapides, épicés des coups de sifflets du benjamin de l'équipe rappellent la batucada des cousins afro-brésiliens. Mais il manque l'aspect visuel du spectacle. Après un long entracte, on se dirige vers les Iles Comorres, plus précisement à Mayotte avec Baco. L'entrée spectaculaire au son de la batterie rock annonce la couleur fusion du concert. La rencontre entre la tradition mahoraise et le reggae enchante les uns et surprend les autres. L'arrivée sur scène de sa jeune fille Melina, joliment habillée du même tissu que son père, est un moment qui chauffe le cur. Et Baco nous réserve encore une autre surprise avec la venue des femmes de quartier du Blanc-Mesnil aux churs, suite à un atelier animé par l'artiste. Mais malheureusement, ni l'enthousiasme des femmes ni les cris de geurre du village de Baco ne suffiront à empêcher une bonne partie du public de partir avant la fin, à cause de l'heure tardive. Marushka |
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