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Africolor autour du monde - 2ème édition
Depuis l'année dernière et avec l'aide du Théâtre
Gérard Philipe, Accent Aigu produit un deuxième événement
au début de l'été.
Jean-Claude Fall, avec qui nous avions lancé le festival, a quitté
le Théâtre Gérard Philipe fin 1997 et Stanislas Nordey
en a pris la direction en nous proposant de "rythmer" la saison,
voulant enraciner le théâtre davantage sur la ville de Saint-Denis
et le département et estimant qu'Africolor était l'un des
événements symbole du lieu qui allait dans cette direction.
Le lundi 6 juillet 1998, nous programmions donc une nouvelle soirée
Africolor pour fêter l'été. A cette occasion, la soirée
était ouverte sur les musiques du monde et plus seulement sur celles
d'Afrique Noire. Pour cette première édition d'Africolor
autour du monde, qui rencontra un très gros succès (salle
comble), on put entendre trois splendides voix de femmes : Susana Baca
(Pérou), Kamilya Jubran du groupe Sabreen (Palestine), Nahawa Doumbia
(Mali).
Nous poursuivons l'aventure cette année avec deux journées
de programmation les samedi 3 et dimanche 4 juillet 1999.
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samedi 3 juillet 1999 à 20h00
rencontres africaines
Comment se passer de l'Afrique? Claude Barthélémy,
Lo'Jo Triban, Xavier Jouvelet ou Emmanuel Bex ne se posent même
pas la question. Au cours de leurs voyages, au long de leur travail, au
gré de leurs écoutes, ils ont appris à rencontrer
l'Afrique et à la côtoyer. C'est le sens de la soirée
d'ouverture d'Africolor autour du monde et plus généralement
notre axe de travail pour créer la convivialité entre les
publics du festival. Aujourd'hui, les musiques africaines sont une source
d'apprentissage et d'inspiration, de plaisir et découvertes pour
bon nombre de musiciens français. Ceux-ci ont souvent décidé
d'aller plus loin pour dépasser la simple écoute. Barthélémy
et Lo'Jo Triban sont partis à Bamako pour répéter
et enregistrer, Jouvelet partage depuis des années la vie des groupes
africains de Paris (Papa Wemba par exemple) et Bex recherche les aventures
musicales. L'Afrique est donc pour eux une partie de leur culture.
"Histoire de cordes" avec Claude Barthélémy
(guitare), Jean-Jacques Avenel (contrebasse), Moriba Koïta (n'goni)
et Yakhouba Sissokho (kora)
Création pour Africolor
Après avoir rencontré la chanteuse malienne Nahawa Doumbia
pour le festival Africolor de Noël 98, Claude Barthélémy
poursuit l'expérience à l'occasion d'un "quatuor"
à cordes monté spécialement pour l'édition
d'été d'Africolor avec Moriba Koïta et Yakhouba Sissokho,
deux des meilleurs musiciens africains mandingues de Paris, et Jean-Jacques
Avenel, le contrebassiste de Steve Lacy.
Lo'Jo Triban + Gangbé Brass Band
Création en collaboration avec Contre Jour - Nuits Métis
de la Ciotat
Lo'Jo Triban est un groupe d'Angers composé de musiciens issus
de cultures diverses, dont le brassage a su imposer un style entre mélopées
arabo-andalouses, violons de Bohême, rythmes africains, pulsations
funk ou reggae. Leurs nouvelles pistes musicales les mènent au
Bénin avec le Gangbé Brass Band, un ensemble de cuivres
et de percussions dont les sonorités et les rythmes évoquent
tour à tour un big band de jazz effervescent et l'afro beat de
Fela Kuti. Les deux groupes se sont réunis au Mali en novembre
97 et s'y sont retrouvés en décembre 98 avant de se réunir
à nouveau cet été en France. Ils seront 20 musiciens
sur scène.
Bagad Café
Création
Un groupe de quatorze musiciens composé du Bagad Men Ha Tan
de Pierrick Tanguy (3 cornemuses et 3 bombardes), de la troupe congolaise
Bambund'As (6 percussionnistes-chanteurs), de Xavier Jouvelet à
la batterie et d'Emmanuel Bex à l'orgue. Cornemusse, bombardes,
tambours et voix d'Afrique Noire sur les mille et une notes du duo orgue-batterie,
autour d'un répertoire traditionnel et de compositions originales
d'Emmanuel Bex et Xavier Jouvelet.
dimanche 4 juillet 1999 à 16h00
après-midi marocain
Cet après-midi sera placé sous le signe
du Maroc. Nous cherchons à faire de ce dimanche un rendez-vous
aussi fort et emblématique que la nuit de Noël l'est devenue
pour Africolor. Quand Africolor s'embarque autour du monde, c'est ce dimanche
après-midi qui sera son drapeau pour réunir communauté
et familles de Saint-Denis, curieux et branchés musique. Pour cette
première année, l'après-midi tentera de faire se
rencontrer public "initié" et public familial, communauté
marocaine et habitants autour de Saint-Denis pour partager l'héritage
arabo-andalou d'Amina Alaoui et les coups de gueule d'une des très
grandes voix du Maghreb, la superbe Najat Aatabou.
Amina Alaoui
Née à Fez au Maroc dans une famille profondément
attachée aux traditions savantes et populaires, Amina Alaoui proposera
autour de chants arabo-andalou, un témoignage de ces moments privilégiés
de coexistence, de convivialité, de communion de savoir et de dialogue
dûs au respect des différences, malgré les aléas
de l'histoire, et non pas seulement une élégie posthume
aux illustres figures du passé.
Najat Aatabou
En 1983, Najat Aatabou a marqué une véritable rupture
au Maroc en hurlant : " J'en ai marre ", sur un rythme chaloupé
qui en surprenait plus d'un. Après plusieurs décennies d'une
chanson découpée en suivant les pointillés des patrons
égyptiens, voilà qu'une femme moderne, jolie et dynamique
se met à chanter des airs du terroir vifs et entrainants, sans
le lamento-loukoum qui caratérise d'ordinaire les paroles résignées
des prêtresses de la mélopée du Maghreb. En 15 ans
de carrière, elle s'est installée au sommet de la chanson
maghrébine.
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