On avait l’habitude de voir la fille du plus connu des sitaristes suivre la voix royale tracée par son virtuose de père, mais c’est visiblement à son tour d’expérimenter des métissages qui font presque valeur de défi. Anoushka Shankar a cette fois choisi d’explorer la musique classique indienne sous un angle électro/lounge avec le compositeur/arrangeur et multi-instrumentiste indo-américain Karsh Kale. Bien que l’ensemble fasse preuve d’une certaine cohérence, le mélange manque un peu de surprise après les dizaines de compiles du genre qui ont croisé nos oreilles. Le moins que l’on puisse dire c’est que la fusion est totale, même si on reste un peu soufflé d’entendre la voix de Sting se déposer sur les accords d’Anoushka Shankar…