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African Dope, le label qui stimule la scène sud-africaine

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AFRICAN DOPE LABEL AFRIQUE DU SUD

African Dope, le label qui stimule la scène sud-africaine

27/10/2010

Rencontre avec le label underground du Cap, "African Dope", qui produit les sons les plus excitants d'Afrique du Sud au moyen d'un modèle économique pragmatique.

 

C'était à la fin des années 90. La scène électronique du Cap en était à ses prémices. Le duo de DJ's Krushed & Sorted passait quelques disques timidement, et le premier nommé, aussi connu sous le nom de Roach, galérait pour trouver des disques. « A l'époque, c'était difficile de se procurer des beats de qualité, se souvient-il. Personne ne faisait rien dans le coin ». Les Sud-Africains appliquent donc la doctrine du Do It Yourself et lancent leur propre label. Après une musique de pub lucrative, les deux DJ's associés se mettent en recherche de titres pour une compilation. Ils en trouvent peu, mais signent les groupes locaux Moodphase5ive ou Kalahari Surfers. Cinq cents titres et dix ans plus tard, African Dope a largement stimulé la scène sud-africaine et n'a plus aucun mal à trouver des chansons à compiler.

 

 

 

 

Stratégie 2.0

 

Son développement, le label le doit notamment à une stratégie 2.0. « On a réalisé très vite qu'on ne pourrait pas devenir viables en s'appuyant sur le marché local, explique Roach. On a donc décidé de viser une audience globale. L'ère digitale est une bénédiction pour nous ». African Dope est aussi un label pragmatique : la vente de disques n'est pas sa principale source de revenus. Le label a trouvé des financements extérieurs, dans l'édition et le licensing, dans les pubs, les films, les jeux vidéo. Un ou deux gros contrats chaque année assurent la stabilité, et parfois plus : « En mettant en place les projets musique de Nokia, on a ramassé 1 million de rands (monnaie sud-africaine, ndlr), qui ont été redistribués au sein de la scène underground du Cap. Je crois que personne n'avait jamais fait ça avant ».

 

Contre-culture

 

Dans l'écurie, aux Kalahari Surfers ont succédé les Sibot, Spoek Mathambo et Teba, pour le côté ragga hip-hop, et côté électro, Felix Laband et les différents projets de Markus Wormstorm sont déjà bien installés et remarqués par les labels étrangers. A l'épicentre de la musique underground du pays, Roach explique la nouvelle exposition des artistes locaux par l'arrivée à maturité de la scène sud-africaine. « Pendant trente ans, nous étions privés d'influences et d'audience. C'était dur, mais ces années ont paradoxalement créé une forte contre-culture, chez les Noirs comme chez les Blancs. Ce n'est pas vrai que pour la musique, le graphisme ou le cinéma underground décollent fort aussi. Il y a du carburant pour une expression artistique forte ».

 

Smaël Bouaici

 

Et aussi sur Mondomix.com :

 

- Lire les articles de mondomix sur l'Afrique du Sud

 

Et aussi sur le web :

 

- Le site d'African Dope Records

 


27/10/2010
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