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Couchsurfing : prête-moi ton canapé !

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Couchsurfing : prête-moi ton canapé !

13/07/2010

Quel voyageur n’a pas rêvé d'être hébergé gratuitement chez des locaux ? Convaincu que la notion de partage n’est pas qu’une utopie, le réseau Couchsurfing propose un canapé chez l'habitant dans près de 230 pays.

 

A l’écart des politiques sécuritaires actuelles et d’un système touristique en proie au capitalisme effréné, le Couchsurfing semble un îlot égaré, fondé sur des principes en voie de disparition : l’entraide, la confiance et le respect de l’autre. Après inscription sur le site, on crée un profil qui permet de consulter celui d’autres couchsurfeurs et d’entrer en contact avec eux. Les raisons sont multiples : on cherche un canapé où dormir quelques nuits dans une ville, on propose l’hospitalité ou on s’engage simplement à boire un verre avec le voyageur de passage. Actif depuis 1999, ce réseau compte 2 millions de membres et 99% d’expériences positives.

 

Priorité à l'échange

 

Nina, jeune « travelleuse » de 27 ans, n’a pas quitté la route depuis six ans. Elle est une habituée du réseau : « Ma priorité a toujours été de rencontrer les locaux chez eux, pas d’économiser de l’argent. J’ai visité plus de 70 pays. » Elle se confronte alors aux contrastes entre cultures d’accueil : « Les pays d'Amérique latine sont très hospitaliers. On peut te laisser seule dans l’appartement, avec un double des clés et un frigo plein. En Europe, c’est différent. L’instinct de propriété est plus développé, la confiance est partielle. »

 

Qui sont ces couchsurfeurs qui hébergent le baroudeur en quête d’authenticité ? Au cours de ses périples, Nina en a décrypté quelques types :

 

« Ce sont souvent des gens très ouverts, qui adorent voyager mais ne peuvent pas toujours. Accueillir des étrangers dans leur quotidien les éloigne de leur routine. Ils s’évadent à travers nous. D’autres fois, ce sont juste des gens seuls ou isolés géographiquement, qui utilisent ce moyen pour rencontrer du monde. Certains, par contre, transforment l’accueil en manipulation et te demandent de nettoyer la maison ou de dormir avec eux. Tu n’es pas totalement à l’abri, il y a une part de feeling mais aussi d’inconnu. »

 

Deuxième maison

 

La palette de profils permet de choisir son hôte selon le lieu et l’humeur:

 

« Si tu es seule depuis un moment, tu vas plutôt te connecter avec une jeune de ton âge qui a l’air rigolote et fêtarde poursuit Nina. Si tu te sens fatiguée, tu vas avoir envie d’être un peu tranquille, alors tu contactes une famille. Parfois, tu as juste besoin de parler à quelqu’un. Dans des pays comme le Vietnam, c’est dur de rencontrer des locaux qui parlent anglais. Fixer rendez-vous avec un couchsurfeur facilite tout de suite les rapports. »

 

De l’échange à l’amitié, il n’y a qu’un pas, les témoignages sur le site en sont la preuve. Pour Nina, sa famille d’accueil péruvienne est devenue sa deuxième maison : « Je suis restée chez eux à Lima pendant deux mois. J’avais ma chambre, quand d’autres couchsurfeurs venaient, ils ne l’utilisaient pas. Je suis devenue un membre de la famille. Si je revenais tard, je me faisais engueuler ! »

 

Nadia Aci

 

Et sur Mondomix.com:

 

- Tadamakat Voyages : tourisme solidaire au coeur de la culture tamashek

 

Et sur le web :

 

- Le site officiel du Couchsurfing


13/07/2010
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