|
|||||||
ACTUALITEMUSIQUE CHRONIQUE JOHNNY CASHJohnny Cash : l'ultime enregistrement26/02/2010
" Il n'existe pas de tombe pour retenir mon corps sur terre " (" there ain't no grave can hold my body down ") chante-t-il d'ailleurs dès les premières minutes. Le classique spiritual qui donne son nom à l'album a rarement résonné avec autant de profondeur, voire de justesse. Même si Cash n'avait pas besoin de cet album pour assurer sa place dans la légende de la musique américaine, celle-ci en sort encore renforcée. En terminant ce qui allait être le dernier album paru de son vivant, American IV : The Man Comes Around, le chanteur country, malade, craignait de ne plus pouvoir enregistrer. Depuis 1994, sa très fructueuse association avec le génial producteur Rick Rubin (Run DMC, Public Ennemy, Slayer, Mick Jagger, U2…) lui avait permis de renouer avec le succès et de graver parmi les plus belles plages de sa carrière. Dans les derniers mois de sa vie, épuisé et rongé par le diabète, Cash ne trouvait de courage que pour rejoindre le studio. Jusqu'aux derniers jours, même après le décès de sa femme adorée, la chanteuse June Carter, aidé par Rubin et assisté par son propre fils, Johnny Cash a enregistré de quoi remplir deux autres albums : American V : A Hundred Highway, sorti en 2006, et cet ultime chef d’oeuvre, hanté par la mort mais beau comme la vie.
Ce témoignage de foi, en Dieu et en la musique, ne dépare pas en qualité les cinq volumes qui l’ont précédé. Comme d’habitude et à l’exception du biblique I Corinthians 15:55 , signé par " l’homme en noir ", les covers composent le menu. Pas de reprises spectaculaires et inattendues cette fois, comme le Hurt de Nine Inch Nails qui apporta à Nash en 2003 le dernier succès qu’il put goûter : les chansons proviennent toutes ici des répertoires folk et country américain. Il s’empare ainsi du Cool Water de Bob Nolan, rendu célèbre par Hank Williams, de For The Good Times de Kris Kristofferson, ou de l’hymne pacifiste Last Night I Had the Strangest Dream, avec une grâce et une classe folle qu’accentuent encore de somptueux arrangements.
Le disque se termine sur le traditionnel chant d’adieu hawaien Aloha Oe. La voix chevrote un peu mais émeut beaucoup, tandis que les slide guitares semblent vouloir forcer les portes du paradis.
Benjamin MiNiMuM 26/02/2010 MUSIQUE CHRONIQUE JOHNNY CASH
// LIRE AUSSI
// REACTIONSPseudo * Votre réaction (2000 caractères maximum) * Code de sécurité >> En discuter sur le forum >> |
PUBLICITÉ
Les blogs Mondomix
Cosmomix
Samarra
Festival Sakifo 2011
Festival de Fès des Musiques Sacrées 2011
Le Ricaneur Masqué
Le blog à Pat
Accordéon et Accordéonistes
Babel Med Music 2011
L'Afrique Enchantée
Puglia Sounds | ||||||
|
|||||||
Musiques et cultures dans le Monde. Magazine, actualités, artistes, mp3, agenda, forum || Le Grand Mix de la Planète |
|||||||
| All rights reserved. Copy prohibited © 1998 - 2010 Mondomix Media | |||||||