La première et très attendue édition du festival « Sens interdits » focalise sur les cultures du cœur du continent européen. Théâtre de l’urgence, théâtre de nécessité, théâtre politique et pourtant éloigné de toute idéologie et de toute propagande. Ici, on dénonce la déformation, l’occultation ou la négation de l’Histoire et apporte un nouvel éclairage sur le passé pour mieux agir dans le présent. Sur scène, des représentations inédites en France, dans leurs langues d’origine surtitrées en français, pour un événement prévu tous les deux ans. Au programme, neuf spectacles provenant de Russie, Pologne, Croatie, Turquie et Afghanistan. Pour ouvrir les festivités, « Transfer », de Jan Klata, est consacrée à l’expulsion des Allemands en faveur des Polonais après le redécoupage de l’Europe d’après-guerre. « Opus 7 », de Dmitry Krymov, évoque l’antisémitisme sous Staline à travers le destin du compositeur russe Dmitri Chostakovitch, « Ashura », le seul spectacle musical à la carte, des turques Mustafa Avkiran et Övül Avkiran, mêlera chants kurdes, arméniens, assyriens et turcs. Un bal tzigane clôturera ces dix jours avec le groupe Traio Romano et Gavris Borki, chanteur de Transylvanie.