Les démons du rock traqués par les autorités iraniennes
27/05/2009
Une centaine de personnes désignées comme membres d’un « groupe d’adorateurs de Satan », accusées d’avoir bu de l’alcool et « sucé du sang » ont été arrêtées dimanche dernier durant un concert dans le Sud de l’Iran.
Selon un des Gardiens de la révolution interviewé par le quotidienJam-e Jam, la cérémonie satanique qui a eu lieu dans les jardins de la ville de Shiraz a été diffusée sur Internet et montrait les participants qui "buvaient de l'alcool, se blessaient et suçaient du sang".
Ces satanistes ne sont sans doute rien d'autre que des amoureux du hard-rock : les autorités iraniennes ont la fâcheuse tendance à assimiler ce genre, par ailleurs interdit par la République islamiste, à une musique démoniaque.
Déjà en 2007, plus de 200 personnes avaient été arrêtées lors d’un concert de rock illégal près de Téhéran sous ce même prétexte. Ce style de musique est pourtant très vivant en Iran et, partout au Moyen-Orient, il est conçu comme un échappatoire à certaines sociétés répressives et bloquées où Internet est l'unique moyen qui permette d’avoir un coup d’avance sur la police.