Nantes, Santa Fé, Holland, Cherbourg, East Harlem… Les titres des albums ou des chansons de Beirut font le tour du monde. Les goûts musicaux de leur leader enjambent aussi les frontières, comme nous l’explique Zac Condon à l’occasion de la sortie du magnifique The Rip Tide.
Qu’écoutes-tu le plus ? Zac Condon : J’ai une grande fascination pour la musique brésilienne et pour Caetano Veloso en particulier (il vient de reprendre son O Leãozihno pour Red Hot and Rio II). Sinon, j’écoute Jacques Brel chaque jour. Concernant les artistes contemporains, j’ai vu il y a un an Lykke Li en concert et elle a vraiment une présence scénique incroyable. Je commence à vraiment bien accrocher à ses albums.
Beirut. Vagabond
Quelle est ta musique favorite le matin ?
Zac Condon : J’ai un disque qui craque d’un groupe de steel drum caribéen que j’aime bien mettre le matin. Il a tendance à me mettre vraiment de bonne humeur.
Te souviens-tu des morceaux de la bande-son de ta jeunesse ?
Zac Condon : Tous les titres des Beach Boys en faisaient partie. Quand j’étais enfant, chaque fois que mon père bricolait dans la maison, il écoutait le groupe à plein volume. Pas Pet Sounds, mais les vieux trucs, quand ils proclamaient encore être des surfeurs. J’adore ça. Quand je pense à la musique de ma jeunesse, je pense aux Beach Boys et à Van Morrison.
Et quand tu étais adolescent ? Zac Condon : Music Has The Right To Children, de Boards of Canada. C’est un album que j’ai écouté des millions de fois et qui m’a bouleversé. Je n’imaginais pas qu’une production musicale puisse être aussi atmosphérique et dense.
Y-a-t-il une chanson qui te rappelle une histoire d’amour ?
Zac Condon : Il y en a quelques unes (rires). L’album Aeroplane Over the Sea de Neutral Milk Hotel, par exemple. Le disque de Boards of Canada est aussi associé à quelqu’un. Smokey Robinson m’évoque une histoire plus récente.
Un disque à écouter en tournée ? Zac Condon : Quand je suis en transit, en avion ou en train, j’adore écouter Trans-Europe Express de Kraftwerk.
Zac Condon : J’adore la pop musique cambodgienne, particulièrement les cassettes récemment rééditées par le label Sublime Frequencies. Les voix sont incroyables et me renversent.
Et pour l’Amérique ?
Zac Condon : Oh, il y en a tellement. OK, quelque chose de récent alors. I See a Darkness de Bonnie Prince Billy est vraiment un très bon disque. Sinon Africa Brazil, de Jorge Ben.