Lorsque le jeune caméraman William Oger est parti pour la première fois en vacances dans ce pays, il en ignorait presque tout. A l'arrivée, il a été frappé par la prodigieuse diversité ethnique du pays. De la peau noire des Garifunas aux cheveux blonds des Mennonites, en passant par les couleurs vives des broderies mayas, les savoureux contrastes lui ont donné envie de s'équiper d'un appareil photo. Il est revenu au Belize et a passé dix jours dans deux villages, Aguacute et Na Luum Caj, pour en saisir l'essence.
(Messe organisée chez un villageois)
Les Mayas habitent pour la plupart dans le sud du pays, dans une région qui s'appelle Toledo, surnommée « la région oubliée ». Ils y font pousser haricots rouges, maïs, piments et cacao, et sont heureux de produire leurs propres moyens de subsistance.
L'éducation est le principal problème des Mayas. Envoyer un enfant au lycée coûte cher. Mais, sans éducation, les perspectives sont limitées.
Les femmes, pour leur part, vendent des bijoux et des paniers, ainsi que le surplus agricole, au marché de Punta Gorda. L'éco-tourisme se développe également.