Pianiste hors pair, fou de la vie et de ses femmes, Michel Petrucciani répandait le bonheur en musique, au fil de ses mélodies et improvisations. Menant un combat incessant contre la montre et le mal qui le rongeait (l’ostéoporose, « la maladie des os de verre »), il a su croire en son destin. Au travers d’interviews et d’images d’archives pour certaines inédites, Michael Radford signe un documentaire authentique sur le parcours de cette homme dont la taille n’a jamais dépassé un mètre, mais dont le talent a distancé celui des plus grands…
Bande annonce de "Michel Petrucciani"
De son enfance à Orange, bercée par la musique et le jazz, à son départ pour la Californie, puis son retour triomphal en France, tout y est. Le film brosse le portrait d’un homme qui réclama son premier piano à l’âge de 4 ans et devint une étoile incontestable du jazz international. En enregistrant avec les plus grands, tels que Dizzy Gillepsie, Roy Haynes ou Wayne Shorter, il développa une technicité sans égale, reconnue et appréciée.
Michel Petrucciani dans les bras d'une de ses nombreuses femmes
Il aura fallu plus de sept mois à Michael Radford, le réalisateur de Michel Petrucciani, pour rassembler toute la matière nécessaire à la compréhension de ce personnage atypique et émérite. Un important travail de documentation qui se ressent dans ce documentaire didactique, avec de nombreux témoignages de ses proches (son père, son frère, son fils, son médecin, ses compagnes), ou encore de ses admirateurs (des musiciens, tourneurs, producteurs ou journalistes). Des déclarations qui permettent de mieux cerner toutes les facettes de Michel Petrucciani, sans tomber dans l’émotion facile à propos de sa maladie. Un vibrant clin d’œil, pour celui qui « vivait tout à fond, à 150% », même quelques jours avant sa mort, à l’âge de 36 ans.