A la croisée des civilisations asiatiques, indiennes et persanes, l’Afghanistan n’a pas encore révélé tous ses secrets.Homayoun Sakhi détient celui de l’art du rubâb, ce luth à cordes pincées devenu l’emblème de la musique traditionnelle d’Afghanistan. Ce sens de la mélodie, il le tient de son père Ghulam Sakhi et de son oncle, Ustad Mohammad Omar, un célèbre musicien et chanteur afghan. Une école qui lui a permis en juin, au festival des Musiques Sacrées du Monde de Fès, de se faire l’ambassadeur de l’Asie Centrale. Sa prestation, hypnotique et sensorielle, cache bien plus d’un tour dans son rubâb…
Le concert de Homayoun Sakhi à Fès
Accompagné par Salar Nader au tabla, Homayoun Sakhi a offert pendant plus d’une heure un condensé de ce qu’il sait faire mieux. Les deux hommes ont l’habitude de jouer ensemble et nous offrent un voyage fruité aux tonalités subtiles et délicates. Une envolée de mélodies aussi belle au décollage qu’à l’atterrissage.