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ACTUALITELes 100 bougies de Robert Johnson06/05/2011
Né le 8 mai 1911, Robert Johnson aurait peut-être fêté son 100eme anniversaire cette année, si un mari jaloux ne l'avait pas empoisonné un soir d'août 1938. Ce bluesman dont on ne connait que 29 chansons originales, 13 prises alternatives, 2 photographies certifiées, mais trois tombes est sans doute la première figure mythique des musiques populaires du XXe siècle.
Grâce à la fée technologie, Robert Johnson chante Hell on my trail
Le mythe démarre au début des années 30. Après avoir disparu de longs mois des bouis bouis et fêtes de campagne qui constituaient le circuit des musiciens d'alors, il revient transfiguré. Son jeu de guitare, son chant et ses nouvelles compositions fascinent. Ses mentors, Son House ou Willie Brown, avouent se sentir dépassés par leur élève. Lorsqu'on lui demande comment il a obtenu cette absolue maîtrise, Johnson explique qu'un soir à minuit, au carrefour de plusieurs routes au sud du Mississippi, il a rencontré le diable et lui a vendu son âme contre un talent immense qui plus jamais ne lui sera contesté. Le mythe fondateur du bluesman est né et Robert Johnson devient le modèle à suivre.
Bande annonce de Can't You Hear The wind Howl//:The Life & Music of Robert Johnson,
En novembre 1936, il entre dans un studio de San Antonio où, durant 5 jours, il enregistre 16 de ses compositions, auxquelles s'ajoutent 13 nouveaux blues gravés en juin 37 à Dallas. 29 chansons qui constituent la pierre angulaire du blues contemporain.
Autant respecté que jalousé, aussi passionné de whisky que de femmes, le samedi 13 août 1938, il donne son dernier concert dans un bar de Greenwood mais doit l’interrompre après avoir bu un verre offert par le tenancier. Le cafetier était le mari d’une maîtresse du bluesman et l’alcool coupé à la strychnine. Il décède 3 jours plus tard.
Les Rolling Stones jouent Love in Vain en public
Cream (Eric Clapton, Jack Bruce et Ginger Baker) interprète Crossroads en 1968
Love in Vain, Crossroads, Sweet Home Chicago, Stop Breaking down ou Me and the devil, son héritage reste immortel. Au fil des années et des rééditions de son œuvre, des musiciens de tous les horizons s’emparent de ses chansons, s’inspirent de son style ou de son écriture. Les Stones, Bob Dylan, Led Zeppelin, Jimi Hendrix ou Eric Clapton ont tous un jour avoué le choc que fut pour eux la découverte de la musique de Robert Johnson.
Film promotionnel de Led Zeppelin sur leur version de Travelling Riverside Blues
Extrait de concert des White Stripes pendant Stop breaking down
L'adaptation de Me and the devil de Gil Scott Heron
En 1971, Leon Russell pianiste, chanteur et chef d'orchestre
Benjamin MiNiMuM
Le portrait de Robert Johnson sur Mondomix 06/05/2011
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