Documentaire : Mais de quoi peuvent bien rire les Palestiniens ?
20/02/2011
Pierre Desproges a déjà apporté une réponse définitive à la question « Peut-on rire de tout ? ». Au cours d’une émission de France Inter, il a assené à Jean-Marie Le Pen, médusé, un tranchant « Oui, mais pas avec tout le monde ». Une question annexe restait : « Tous les hommes peuvent-ils rire ? ». C’est une jeune réalisatrice française, Vanessa Rousselot, qui s’est chargée de mener l’enquête en allant à la rencontre de l’un des peuples les plus mal lotis de la planète : les Palestiniens.
Rien, a priori, ne prête à rire dans la vie quotidienne d’un Palestinien. Tout y est difficile, voire douloureux, des déplacements à l’approvisionnement en produits de première nécessité. La poésie aérienne des films d’Elia Suleiman suggère pourtant par moments que l’humour n’en est pas exclu. Vanessa Rousselot, qui a étudié l’arabe et séjourné en Cisjordanie, le confirme avec "Blague à part, un voyage en Palestine".
(Bande-annonce : "Blague à part, un voyage en Palestine")
Elle est allée demander à des Palestiniens et des Palestiniennes, de tous âges et de tous milieux, de raconter une histoire drôle face à la caméra. Le spectateur découvre, étonné, que les Palestiniens chérissent l’humour. Les nombreuses blagues qu’ils s’échangent sont un moyen de résister à l’ennui et au désespoir, d’occuper les temps morts et même de passer plus vite les check points en faisant sourire les soldats.
(Vidéo : un extrait de "Blague à part, un voyage en Palestine")
Ce portrait coloré et vivant des Palestiniens dans toute leur diversité sera projeté le 24 février à 18h30 à l’auditorium de l’Institut du Monde Arabe. Un débat animé par l’écrivain Souâd Belhaddad suivra. Pourvu qu’il donne à d’autres l’envie d’aller collecter des blagues ailleurs ! Savoir que, par exemple, les Tibétains ou les Birmans rient serait une autre savoureuse preuve de la force de l’esprit humain …